Feu vert à l'achat de quatre navires par la SNCM

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LE CONSEIL DE SURVEILLANCE DE LA SNCM AUTORISE L'ACHAT DE NAVIRES
LE CONSEIL DE SURVEILLANCE DE LA SNCM AUTORISE L'ACHAT DE NAVIRES

PARIS (Reuters) - Le conseil de surveillance de la SNCM a donné vendredi son feu vert à la construction de quatre navires, dont deux en option, destinés au renouvellement de la flotte, a annoncé un porte-parole de la compagnie maritime en grande difficulté.

La lettre d'intention de la commande ferme des deux premiers navires doit être adressée à plusieurs chantiers navals, dont le site STX de Saint-Nazaire, qui semble tenir la corde devant l'italien Fincantieri.

"Le conseil de surveillance a validé la commande de quatre nouveaux navires prévus au plan long terme de la compagnie", a dit à Reuters un porte-parole de la SNCM. "Il a donné mandat au président du directoire pour engager une nouvelle étape décisive des négociations pour l'achat de sa nouvelle flotte sur la base d'une lettre d'intention de commande validée en séance."

Le délégué CFE-CGC, Maurice Perrin, s'est dit "satisfait (...), même si le temps perdu ne se rattrape pas".

"La balle est désormais dans le camp des chantiers navals. A eux de faire la meilleure proposition pour le choix final."

De source proche du dossier, on souligne que le "mandat donné par le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a permis cette évolution positive" et que les réponses des chantiers seront examinées lors d'un prochain conseil le 18 mars.

La livraison du premier navire est prévue pour juin 2016.

"Le chantier de Saint-Nazaire a déjà fait une offre ferme en ce sens, qui est valable jusqu'au 19 mars. Elle prévoit une livraison en mai-juin 2016", précise-t-on de même source.

DES NAVIRES "DURABLES"

Le coût estimé de chaque navire est de l'ordre de 150 à 170 millions d'euros. Les bâtiments mixtes (fret/passagers) doivent s'inscrire dans une démarche de développement durable avec une propulsion au fioul léger et au gaz.

La Société nationale Corse Méditerranée, qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés.

Les actionnaires de la SNCM s'étaient séparés le 25 février sans accord sur la commande de deux navires assortie d'une option pour la construction de deux autres dans le cadre de la mise en place du projet industriel de la compagnie maritime validé en septembre 2013 par la direction et les actionnaires.

Le vote hostile des actionnaires privés ainsi que l'abstention des représentants de l'Etat avaient bloqué de fait la commande des navires, une étape essentielle du plan de restructuration qui prévoit la suppression de 515 postes sans licenciements secs.

La SNCM emploie actuellement 2.600 personnes.

Le président de Veolia, Antoine Frérot, s'est prononcé "pour une mise sous protection" de la SNCM auprès du tribunal de commerce, seule solution selon lui pour permettre à la compagnie maritime de s'exonérer du remboursement des 440 millions d'euros d'aides jugées "illégales" par la Commission européenne.

Pour le maire de Marseille, il convient maintenant de crever l'abcès avec l'actionnaire privé maintenant que la décision d'acheter de nouveaux navires a été prise.

"Les déclarations du président de Veolia, qui ont porté un préjudice considérable à la SNCM et à notre économie portuaire, doivent inciter le gouvernement à traiter en urgence la question de l'actionnariat, Transdev ayant manifesté clairement sa volonté de céder ses actions", dit Jean-Claude Gaudin dans un communiqué.

(avec Jean-François Rosnoblet à Marseille, édité par Yves Clarisse)

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  • a.guer le samedi 8 mar 2014 à 06:49

    je vois que l'on a tous la même analyse de l'information : le bon sens du peuple ... !

  • dsta le vendredi 7 mar 2014 à 22:14

    Clairement CUVILLIER, QUI PAIE ??? C'est toi avec tes deniers, ou nos enfants avec tes "emplois d'avenir" ??? C'est une vraie honte d'obérer sciemment l'avenir de ce pays ! Tant que les politicards ne seront pas responsable au pénal de ce type d'acte irresponsable, la France ira à trés, très, grands pas vers la Grécéification ...!!!

  • dhote le vendredi 7 mar 2014 à 19:05

    Un cadeau à la CGT!!

  • M9244933 le vendredi 7 mar 2014 à 18:48

    "mandat donné par le ministre des transports a permis cette évolution", tout est dit. L'état déjà hypersurendetté jettera encore de 300 à 680 millions par la fenêtre, au lieu d'apprendre à travailler une bande plus calée dans le mépris et le sabotage de leur clientèle, pardon des usagers.

  • brinon1 le vendredi 7 mar 2014 à 18:44

    qui va payer ces navires, et avec quelles ressourcess? celà a un petit air d'AL ITALIA...

  • jbellet le vendredi 7 mar 2014 à 18:40

    comment une sté en faillite peut elle acheter 4 bateaux ou prend elle l'argent

  • birmon le vendredi 7 mar 2014 à 18:21

    Cette compagnie est une affaire "monstrueuse" : ingérable du fait de la toute puissance de la CGT qui en fait sa vache à lait depuis de nombreuses années, elle investit dans l'achat de navires qu'elle ne pourra jamais payer. L'argent des contribuables sera encore gaspillé pour plaire aux syndicats, c'est lamentable.