Festival des conversations : on ne s'est jamais autant parlé

le , mis à jour à 11:36
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Festival des conversations : on ne s'est jamais autant parlé
Festival des conversations : on ne s'est jamais autant parlé

Plus que jamais, les Français ont besoin de s'exprimer, de s'opposer, de digresser, bref d'échanger, au beau milieu de la place de la République, à Paris, lors des rassemblements de la Nuit debout, sur leur smartphone pour une pause bavardage via Messenger, Hangouts et Periscope ou aux terrasses des bistrots, symboles de la résistance à la haine terroriste. Ces séances de ping-pong verbal gagnent aujourd'hui leurs lettres de noblesse, canonisées par le 4e Festival des conversations (Festivaldesconversations.org) ouvert au public, qui se déroule à Paris. Le romancier engagé Alexandre Jardin, l'architecte Roland Castro mais aussi des ethnologues, des élus, des artistes vont deviser sur les vertus de la « causette » comme arme légale pour lutter contre les violences du quotidien. « Converser, c'est faire tomber les préjugés. Il y a toujours une bonne surprise qui en ressort. Combien de fois on s'est dit après avoir dialogué : Finalement, il est moins bête qu'il en a l'air ! » sourit le publicitaire Guillaume Villemot, chef d'orchestre de l'événement.

De nos jours, on tchatche partout, sur toutes les routes. Le succès de la start-up française BlaBlaCar en est un exemple frappant. L'application de covoiturage, qui revendique cinq millions d'abonnés, repose autant sur l'idée d'un voyage pas cher que sur l'espoir d'agrémenter ses kilomètres de convivialité. La preuve : sur leur profil, les membres doivent indiquer à quel point ils sont bavards ! Un peu (bla), beaucoup (bla-bla) ou passionnément (bla-bla-bla) ! Cet amour de l'échange anime aussi, en partie, les curieux venus faire un tour à la Nuit debout. Le week-end dernier dans la capitale, ils étaient des dizaines à fendre la foule sous la statue de Marianne, en promenant avec eux une pancarte conviant le quidam à tailler la bavette : « Je suis étudiante en arts, posez-moi vos questions », proclamait Sarah, 20 ans.

«C'est le lien qui crée Internet, ...

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