Festival afro-féministe : quelle réponse juridique ?

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L'avocate Naïma Moutchou a plaidé en 2014 le premier dossier judiciaire dans lequel le « racisme anti-Blanc » a été reconnu comme une circonstance aggravante. 
L'avocate Naïma Moutchou a plaidé en 2014 le premier dossier judiciaire dans lequel le « racisme anti-Blanc » a été reconnu comme une circonstance aggravante. 

La polémique entourant la tenue, fin juillet, d'un événement afro-féministe dont certains ateliers seront réservés aux « non-Blancs » ne s'éteint pas. Après la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et la Ville de Paris, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) a dénoncé « l'organisation d'un festival comportant des espaces en non-mixité fondés sur la race ». Le collectif Ni putes ni soumises a embrayé en soulignant la contradiction de la démarche des organisateurs : « On n'est pas féministe pour exclure », souligne le collectif dans un communiqué.

Quelle réponse juridique les pouvoirs publics peuvent-ils adopter face à ce type de manifestation ? Entretien avec Naïma Moutchou, avocate, par ailleurs candidate aux législatives pour La République en marche dans la 4e circonscription du Val-d'Oise.

Le Point.fr : La polémique qui entoure l'organisation de manifestations antiracistes réservées à des personnes « racisées » (comprenez « personnes de couleur ») a conduit la mairie de Paris à demander l'interdiction d'un festival afro-féministe. Pensez-vous que cette demande ait des chances d'aboutir ?

Naïma Moutchou : Sur le plan juridique, ce n'est pas acquis, pour deux raisons. D'abord parce...

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  • bordo il y a 6 mois

    Je suis très bronzé (retour de week-end). Peut-être pourrais assister à ce festival sans rentrer complètement, en restant dans le couloir ?