Fessenheim : Royal se refuse à annoncer la fermeture pour 2016

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Fessenheim : Royal se refuse à annoncer la fermeture pour 2016
Fessenheim : Royal se refuse à annoncer la fermeture pour 2016

Alors que la question de la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace) n'est pas mentionnée dans la loi de transition énergétique, qui doit être solennellement votée aujourd'hui devant l'Assemblée nationale, au grand dam des élus écologistes, Ségolène Royal se refuse à annoncer pour 2016 la fermeture de la plus ancienne centrale du parc français. Quand viendra le moment de fermer deux centrales, «nous regarderons quelle est la bonne solution», a-t-elle réagi ce mardi matin sur RTL, comme elle l'avait déjà fait fin septembre sur France Inter.

«Des investissements très importants ont été faits sur Fessenheim, il faut en tenir compte. Si EDF nous dit qu'il est plus judicieux de fermer deux autres réacteurs qui nécessitent des investissements plus importants et qui sont plus dangereux, et si l'Autorité de sûreté nucléaire va dans le même sens, je prendrai position» pour la fermeture de ces deux réacteurs et non de celui de Fessenheim, qui est exploité depuis 1978, a affirmé la ministre. 

Fin septembre, un rapport de la commission des Finances, porté par deux députés, évaluait à 5 milliards d'euros le coût de la fermeture du site, avant même de commencer son démantèlement. Selon Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, et Marc Goua, député PS du Maine-et-Loire, quelque 1900 emplois directs, indirects et induits, dépendent de la centrale, sans compter les 430 millions d'euros produits en électricité sur le site ni l'indemnité à verser aux actionnaires privés du site. Si la ministre refuse de céder «au chantage financier», elle ne semble pas insensible à la dimension comptable de la promesse du président de la République, quand il était candidat, de fermer la centrale alsacienne à la fin de l'année 2016.

VIDEO. Ségolène Royal n'est pas «certaine» de fermer d'abord la centrale de Fessenheim

Les Verts, qui en ont fait l'un de leurs chevaux de bataille, risquent de s'agacer, même si l'article ...

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