Fessenheim: ils manifestent contre la fermeture de la centrale

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Fessenheim: ils manifestent contre la fermeture de la centrale
Fessenheim: ils manifestent contre la fermeture de la centrale

Sous une pluie intermittente, des centaines de personnes ont manifesté, samedi, à Fessenheim (Haut-Rhin) à l'appel d'élus locaux pour le maintien de la centrale nucléaire alsacienne dont le gouvernement programme la fermeture en 2016. Entre 500 et 700 personnes, selon les gendarmes ou les organisateurs, ont défilé jusqu'aux portes de la centrale, avec pour slogan : «Fessenheim est sûre, qu'elle dure!». Selon eux, la décision de fermer cette centrale est «purement électorale sans aucun argument rationnel», et entraînerait la «désertification» de la commune et de ses environs.

Le cortège rassemblait des élus locaux, des salariés de la centrale et leurs représentants syndicaux, ainsi que des commerçants et des riverains. «Nous sommes là pour dire non à une décision purement électorale», a déclaré Michel Sordi, député (UMP) de la circonscription, à l'origine de la manifestation. «C'est une décision inique, politicienne, anti-économique, anti-sociale. On va mettre des sous-traitants en faillite et créer du chômage pour flatter un parti écologiste ultra-minoritaire», a martelé Fabienne Stich, maire de Fessenheim.

2000 emplois menacés, selon les associations

«La majorité sort du silence pour faire entendre les arguments rationnels contre les contre-vérités», a estimé pour sa part Magali Heyer, présidente de l'association locale «Fessenheim notre énergie». Les manifestants se sont dits confortés par l'autorisation accordée lundi dernier par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) à la poursuite pour dix ans du réacteur numéro 2 de la centrale, à condition d'y effectuer d'importants travaux de renforcement dès le 31 décembre prochain. «Cela confirme ce que nous vivons de l'intérieur. Si la centrale n'était pas sûre, nous serions les premiers à demander sa fermeture», a souligné un salarié de la centrale.

Beaucoup ont évoqué la crainte de la disparition de 2.000 emplois dans les environs....

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