Ferveur autour de la dépouille du roi Sihanouk

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À Phnom Penh, une foule immense a rendu hommage à l'ex-souverain khmer.

Au pied du monument de l'Indépendance, des jeunes empressés montent en un clin d'½il un stand de fortune. Le temps d'enfiler des tee-shirts blancs en signe d'affliction à l'effigie du roi Norodom Sihanouk et les voici qu'ils hèlent les passants. «Qui n'a pas reçu son ruban noir?» De bonne grâce, chacun se laisse épingler la pièce de tissu noire montrant sa participation au deuil national qui s'ouvre avec le retour de la dépouille du souverain, décédé dimanche à Pékin. Sur le boulevard Norodom, à Phnom Penh, une dame âgée indique à l'un de ses serviteurs où dresser un drapeau en berne. «J'aurais dû m'en occuper plus tôt, s'excuse-t-elle. C'est difficile d'accepter le départ de Samdech Oeuv («le roi-père»), nous l'aimions beaucoup.» Émue, Sinan évoque la jeunesse de Sihanouk, le Cambodge nouvellement indépendant, l'âge d'or de la royauté avec un jeune monarque considéré alors comme un demi-dieu: «Nous étions insouciants à l'époque.»

Des heures...

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