Fernandez, ça sent la fin

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Fernandez, ça sent la fin
Fernandez, ça sent la fin

Jean Fernandez n'est pas né de la dernière pluie. En descendant en zone mixte à la Mosson après la nouvelle défaite de son équipe, il savait que les journalistes seraient attirés par l'odeur du sang, pour paraphraser la célèbre phrase de Raymond Domenech avant France-Serbie 2008. Mais avec son flegme habituel, l'entraîneur héraultais n'a pas fait de dramaturgie, ni de démagogie, annonçant juste, malgré les coups bas et les cris de ses propres supporters, qu'il n'abandonnait pas son navire percé. « En danger ? Non, c'est le foot ! a-t-il déclaré, touché mais pas coulé. Seul le président peut perdre une décision. J'ai envie de continuer et de me battre. Il faut retrouver un peu de fraîcheur physique et de sérénité. Les supporters sont déçus, c'est logique qu'ils s'en prennent à l'entraîneur. On va tout faire pour sortir de cette difficulté. »

« Un cauchemar ? Je pense aussi ! »

Après un match encore une fois plein de malheurs face au Lorient emmené par l'adjoint de Christian Gourcuff, Sylvain Rippoll, Montpellier n'a joué qu'une mi-temps. Trop fragile, la formation de Louis Nicollin a cédé dès que le vent a tourné en sa défaveur : deux buts encaissés, deux défenseurs expulsés? Jean Fernandez sent bien que rien ne lui sourira cette année. Et tout le MHSC d'attendre avec impatience la fin d'une année 2013 pourrie, que ce soit sous les ordres de René Girard ou sous ceux de Fernandez : « On a perdu l'équilibre dans le jeu. Une fois que Lorient a mené, on s'est un peu déséquilibré et on fait une très mauvaise deuxième mi-temps, a expliqué l'entraîneur. C'est une période difficile, une soirée difficile. Un cauchemar ? Je pense aussi. Il faut continuer à travailler. »

Un changement avant dimanche ?

Les déclarations tapageuses de Louis Nicollin après la défaite à Marseille ont-elles pesé dans la balance ce mercredi ? A la question directe, Jean Fernandez a répondu : « Non, je ne pense pas, les joueurs savaient l'importance de ce match. Certains jeunes joueurs de ce groupe se sont mis une pression excessive. Et ce but en second en mi-temps nous a perturbés. On a beaucoup couru derrière le ballon. Il y avait une grosse pression sur le match. En décalage de ce que je ressens. La pression, on se l'est mise. Pendant 45 minutes, j'ai vu une équipe déterminée mais à partir du moment où on a pris le but, on n'a pas bien joué, défensivement comme offensivement. On va rebondir, travailler, faire le dos rond. Le football va tellement vite, il faut garder la confiance. » Souci, la direction du MHSC ne partage visiblement plus ce point de vu tourné vers l'avenir. Et si Laurent Nicollin n'a pas été catégorique, réclamant équipe guerrière à Toulouse sans pointer du doigt uniquement son entraîneur, il n'a pas non plus confirmé clairement que Jean Fernandez serait sur le banc dimanche. La tendance serait même à un changement. Et maintenant?

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