Fermeture de l'usine Voit France, 84 licenciements

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STRASBOURG (Reuters) - La filiale française de la firme allemande Voit, spécialisée dans le découpage et l'emboutissage de pièces pour l'équipement automobile, a fermé mercredi à Henriville (Moselle).

Sur 110 salariés, seuls 26 ont obtenu une garantie d'emploi dans une usine voisine, Magma Lorraine Emboutissage, a expliqué son directeur, Jean Saling.

Placée en redressement judiciaire le 5 février dernier, Voit France traitait à 70% avec l'équipementier automobile allemand Brose.

L'entreprise familiale allemande Voit, qui emploie plus de 1.000 personnes en Europe et en Amérique du Sud, avait implanté sa filiale française en 1998.

Il y a quatre ans, Voit France employait encore 250 personnes puis elle a commencé à ne plus remplacer les départs et a stabilisé son effectif à 110 personnes.

Jean Saling, le responsable de Magma Lorraine Emboutissage, a racheté "le fonds de commerce sans les murs".

Son entreprise s'était illustrée en 2011 en décrochant un gros contrat avec Q-Cells, l'un des leaders mondiaux du photovoltaïque, portant sur la construction de la plus grande centrale de panneaux solaires en Europe, à Briest-Brandenburg, dans la région de Berlin.

L'usine, située à quelques centaines de mètres de Voit France, emploie un peu plus de 200 personnes et va en intégrer 26 supplémentaires dès jeudi, issues de sa voisine en faillite.

Magma Emboutissage Lorraine récupère également le principal contrat avec Brose. "Les 26 personnes embauchées sont spécifiquement liées à cette activité", précise Jean Saling.

Mais 63 personnes ont fait l'objet d'un licenciement économique mardi et une vingtaine d'employés en CDD ou en intérim ont également vu la fin de leurs contrats.

"Nous faisons le même métier, c'est important de garder des contrats dans la région. J'ai d'abord pensé à racheter toute l'usine mais ce n'était pas possible. Je ne pouvais pas me permettre d'intégrer toute la masse salariale et les équipements n'étaient pas adaptés aux standards actuels", explique Jean Saling.

Laure Siegel, édité par Yves Clarisse

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