Fermeture de Goodyear Amiens-Nord : les indemnités de départ triplées

le
3
Fermeture de Goodyear Amiens-Nord : les indemnités de départ triplées
Fermeture de Goodyear Amiens-Nord : les indemnités de départ triplées

Après sept ans de bras de fer, un «protocole de fin de conflit» entre la direction de Goodyear et les représentants du syndicat majoritaire CGT  du site d'Amiens-Nord a été signé sous l'égide du préfet de la Somme, Jean-François Cordet, nommé médiateur par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Un texte validé à l'unanimité en assemblée générale par les salariés en fin de matinée ce mercredi 22 janvier. 

Selon la CGT, les 1 173 salariés ont obtenu le triplement des indemnités de départ de cette usine dont la fermeture est programmée depuis l'annonce le 31 janvier 2013. «Cet accord obtenu à l'arraché impose à Goodyear des indemnités trois fois plus importantes pour tous les salariés que ce qui était prévu lors d'un plan de départs volontaires qui avait été proposé en 2012.» 

De son côté, la direction estime que cet accord est «favorable à l'ensemble des salariés» mais prévient que cela implique que la CGT mette immédiatement un terme à l'occupation de l'usine et se désiste sans délai dans la totalité des instances judiciaires tant civiles que commerciales qui l'opposent encore à Goodyear.» Dans le même temps, «la direction s'engage à renoncer aux poursuites contre les salariés», a indiqué une source proche du dossier.  

Vendredi 17 janvier, une première réunion avait eu lieu entre des représentants de la CGT et la direction du fabricant de pneumatiques, en présence de Jean-François Cordet, pour trouver une issue à ce conflit social. Le lendemain, des salariés accompagnés de leurs familles avaient manifesté devant la mairie d'Amiens pour obtenir des primes de licenciement «dignes».

Pour Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, cet accord va ouvrir la voie à «la mise en ?uvre» de l'offre de Titan. Le manufacturier américain dirigé par Maurice Taylor, qui avait accusé les ouvriers français de ne travailler que «trois heures par ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • doullens le jeudi 23 jan 2014 à 09:20

    aux passage merci aux gouvernement de gauche de donner les moyens a une multinational de me virée , je crois que ma carte d’électeur va bientôt être réduit en cendre !

  • doullens le jeudi 23 jan 2014 à 09:16

    et alors en quoi sa te pose un problème ,les salarié et la cgt en 7 ans on tous fait pour sauver leur emplois on n'a pas réussis quand c'est comme ça on n'a plus le choix on demande du fric pour l'après goodyear rien de plus normal bientôt je vais recevoir un une lettre de licenciement pour motif economique alors que groupe ne c'est jamais fait autant de fric .

  • lemeri38 le jeudi 23 jan 2014 à 07:13

    comment voulez vous que des investisseurs viennent en France quand on voit qu'il faut 7 ans pour fermer une usine et qu'on ne respecte même pas notre propre législation en terme d'indemnités de départ .... bravo la cgt comment détruire des milliers d’empois potentiels en tentant de gratter 3 sous pour des gens qui auraient déjà certainement retrouvé un emploi s'il avaient cherché des le départ au lieu de bloquer leur usine