Fermeture de Fessenheim : l'Etat propose 80 à 100 millions d'euros d'indemnisations à EDF

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Fermeture de Fessenheim : l'Etat propose 80 à 100 millions d'euros d'indemnisations à EDF
Fermeture de Fessenheim : l'Etat propose 80 à 100 millions d'euros d'indemnisations à EDF

L'Etat a proposé une indemnisation de l'ordre de 80 à 100 millions d'euros à EDF en contrepartie de la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim. Cette offre, formulée début mai par courrier par la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal au PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, est bien en dessous des attentes initiales du groupe énergétique, qui tablait sur un dédommagement d'au moins deux milliards d'euros selon Le Monde.

En septembre 2014, les députés Marc Goua (PS) et Hervé Mariton (LR) avaient dans un premier temps même estimé à 4 milliards d’euros l’indemnité possible pour d’EDF, dans un rapport remis à l’Assemblée nationale.

Un site « qui fonctionne bien », selon le patron d'EDF

Selon le courrier de Ségolène Royal, le « poste d'indemnisation relatif au manque-à-gagner est neutre » car la fermeture de la centrale alsacienne, doyenne du parc nucléaire français, permettrait d'éviter des coûts de fonctionnement et des investissements importants qui auraient été nécessaires pour prolonger sa durée d'exploitation au-delà de 40 ans. Les indemnisations seraient par conséquent dévolues au reclassement des salariés de la centrale, d'après ce courrier qui rappelle l'objectif d'éviter tout licenciement.

Et pourtant. Fin avril, Jean-Bernard Lévy auditionné devant le Sénat, avait jugé qu'EDF allait subir un « préjudice » lié à la privation d'un outil nucléaire « qui fonctionne bien ». Un accord sur l'indemnisation du groupe d'énergie est un préalable pour préparer le retrait de l'autorisation d'exploitation qui se fera par décret, actuellement prévu fin 2016.

Ségolène Royal avait d'ailleurs provoqué en septembre 2015 une polémique sur la date de fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) : alors que le président de la République avait réitéré en mars 2015 sa promesse de fermer la doyenne des centrales françaises avant la fin de son mandat, la ministre de l'Ecologie ...

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  • bearnhar il y a 7 mois

    De toute manière ils ne fermeront rien du tout, au premier blocage de la CGT ils vont aller se coucher. Et puis, ils veulent passer la part du nucléaire de 75 à 50 d'ici 2025 ? Avec une demande d'électricité en hausse continuelle, en si peu de temps et alors que cela coute une fortune ? C'est une vaste plaisanterie d'Hollande, encore une.

  • DADA40 il y a 7 mois

    En prélevant trop de dividendes l'état a mis EDF en quasi faillite. Il a l'occasion de la renflouer en versant une indemnité confortable sans que l'UE ne puisse trouver à redire. Mais Royal est trop c pour comprendre cela.

  • gchevrie il y a 7 mois

    Il faut décidement qu'elle arrete le pineau des charentes !