Fermer les marchés en cas de panique : une fausse bonne idée ?

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Des piétons marchent sur un pont où sont affichées les cotations de la Bourse de Shanghai, le 7 janvier 2016. (© AFP)
Des piétons marchent sur un pont où sont affichées les cotations de la Bourse de Shanghai, le 7 janvier 2016. (© AFP)

Soucieuse de ne pas voir se répéter la débâcle de l'été dernier, Pékin a décidé de s'inspirer des marchés occidentaux en mettant en place des pare-feux. Mais quatre jours après leur entrée en vigueur, ils ont déjà entraîné deux fermetures prématurées et nombre de spécialistes s'interrogent sur les effets pervers du système choisi par les autorités chinoises.

Tirant les conclusions de ces événements, la Chine a d'ailleurs finalement décidé de suspendre à partir de vendredi le système automatique de coupe-circuit. Les coupe-circuits «n'ont pas eu les effets escomptés (...) mais ils ont contribué à la chute» des cours, a reconnu jeudi le régulateur boursier chinsois CSRC.

«Contre-productif»

«Il est possible de fermer les marchés mais si dans le même temps des mesures promptes à rassurer les investisseurs sont mises en place, sinon c'est contre-productif», analyse Christopher Dembik, un économiste de Saxo Banque. «Le gros problème en Chine est que le marché est encore immature. Il compte d'une part une myriade d'investisseurs particuliers plus soumis à des mouvements de panique et d'autre part les fermetures ne s'accompagnent pas toujours de mesures qui pourraient rassurer à la réouverture.»

Le système prévoit que si l'indice perd 5%, les marchés sont suspendus 15 minutes, puis ferment au-delà de 7%. Or jeudi, lorsque les échanges ont repris après un premier quart d'heure de

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