Ferguson : une longue marche vers Jefferson City en mémoire de Michael Brown

le
0
Ferguson : une longue marche vers Jefferson City en mémoire de Michael Brown
Ferguson : une longue marche vers Jefferson City en mémoire de Michael Brown

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés samedi à Ferguson, Missouri (Etats-Unis), pour protester contre la relaxe du policier blanc Darren Wilson, auteur le 9 août des coups de feu mortels contre le jeune Noir Michael Brown. A l'appel de la puissante organisation de défense des personnes de couleur (NAACP), des dizaines de manifestants convergeaient et une soixantaine de motos faisaient vrombir leurs moteurs dans la rue où a été abattu le jeune homme, qui n'était pas armé.

Ce devait être le point de départ d'une marche de 192 kilomètres qui espère rallier des milliers de personnes entre cette banlieue de St Louis et Jefferson City, la capitale du Missouri. Les manifestants réclament le renvoi du chef de la police de Ferguson et une réforme de fond des services de la police au niveau national, dont ils dénoncent les contrôles au faciès.

«Nous nous battrons jusqu'à ce qu'on crève de froid puis nous nous battrons sur la glace», a déclaré le président du NAACP William Brooks lors d'une cérémonie religieuse à St Louis, avant de rejoindre le point de ralliement. «Ce que nous recherchons ici c'est la justice pour une famille en deuil ainsi qu'une réforme fondamentale du système s'agissant de la surveillance, pour une communauté blessée», a-t-il expliqué aux journalistes.

«Quelque chose va mal dans le système»

Plusieurs villes des Etats-Unis ont été le théâtre de manifestations qui ont parfois dégénéré en émeutes depuis l'annonce lundi de la décision, par un grand jury populaire, de ne pas lancer de poursuites judiciaires à l'encontre du policier responsable. Vendredi encore, des manifestations à Ferguson s'étaient soldées par 15 arrestations. Le mouvement de protestation intervient aussi alors qu'un enfant noir a été tué par un policier le week-end dernier à Cleveland (Ohio, nord) alors qu'il jouait avec une arme factice.

«Quand un enfant de 12 ans est tué avec un jouet entre les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant