Femmes voilées en France : un long bras de fer

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La CEDH doit se prononcer sur la loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics.
La CEDH doit se prononcer sur la loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics.

La Cour européenne des droits de l'homme se prononce mardi sur la contestation, par une musulmane voilée, de la loi française de 2010 qui interdit le port du voile intégral dans l'espace public. Quelle que soit la décision, ce sera un épisode de plus dans un long feuilleton où la laïcité à la française se heurte à certains codes vestimentaires des musulmans.

Le voile à l'école

La première "affaire du voile" a eu lieu en 1989, dans un collège public de Creil (Oise). Après l'exclusion de trois adolescentes pour port du voile, l'opinion s'est déchirée entre défenseurs du droit à la scolarité et tenants d'une stricte laïcité. La situation s'est reproduite plusieurs fois dans les années 1990 et au début des années 2000 avec une cinquantaine de jeunes filles exclues de leurs établissements.

La loi du 17 mars 2004 interdit les signes religieux ostensibles à l'école publique. À la rentrée suivante, seules quelques dizaines de jeunes filles se présentent voilées. En 2005, la justice valide l'exclusion de douze d'entre elles. En 2010, l'académie de Toulouse licencie une enseignante stagiaire qui refusait de retirer son voile islamique pour faire la classe en primaire.

Dernièrement, les débats se sont déplacés sur le sujet des mères accompagnatrices des sorties scolaires, une circulaire de Luc Chatel en 2012 leur demandant de ne pas porter de signe religieux ostentatoire. En janvier, à Nice, une mère de famille voilée a saisi la...

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  • M2711013 le lundi 30 juin 2014 à 13:04

    Seraient pas mieux chez elles ? et ne me répondez pas qu'elles sont Françaises, la plaisanaterie a assez duré ! Pas de Chauve-souris dans mon pays ! et c'est pas négociable !