Femmes journalistes, elles dénoncent le machisme des hommes politiques

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Femmes journalistes, elles dénoncent le machisme des hommes politiques
Femmes journalistes, elles dénoncent le machisme des hommes politiques

En lisant ce texte, certains devraient rougir d'embarras. «Libération» publie une tribune cosignée par quarante femmes journalistes politiques qui, de remarques grivoises en avances déplacées, ont toutes subies, un jour, dans l'excercice de leur profession, le «sexisme ambiant», «les habitudes machistes», le «paternalisme lubrique» de certains responsables politiques.

Ceux-là, «sont issus de toutes les familles politiques sans exception, naviguent à tous les niveaux de pouvoir et n'ont droit à aucune impunité», relève le texte, tout en précisant qu'«une grande partie de l'establishement politique fait montre d'une éthique personnelle et professionnelle qui lui évite les faux-pas».

Les dragueurs et machos impénitents peuvent souffler, leur anonymat est préservé. Mais la tribune fourmille d'anecdotes édifiantes. Y sont rapportées les remarques inconvenantes «d'un parlementaire qui déplore que nous portions un col roulé et pas un décolleté» ou d'«un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes bronzée vraiment partout». Mais également, celle d'«un ami du président qui juge les journalistes d’autant plus intéressantes qu’elles ont un bon tour de poitrine». «Dans une usine visitée au pas de course, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous», peut-on encore lire.

Il y a aussi «les textos - classiques, récurrents, insistants», les invitations à se «voir le soir, hors des lieux et des horaires du pouvoir» et «les avances (qui) ne s’arrêteront qu’avec la menace d’une main courante pour harcèlement».

«Nous pensions que l’affaire DSK avait fait bouger les lignes et que les habitudes machistes, symboles de la ringardise citoyenne et politique, étaient en voie d’extinction. Las», constatent les signataires de la tribune, conscientes de travailler «dans ...

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  • 2445joye le lundi 4 mai 2015 à 19:13

    Des noms !