Felipe Gonzalez met en garde contre l'"austéricide" européen

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L'ANCIEN PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ESPAGNOL FELIPE GONZALEZ MET EN GARDE CONTRE LA POLITIQUE "AUSTÉRICIDE"
L'ANCIEN PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ESPAGNOL FELIPE GONZALEZ MET EN GARDE CONTRE LA POLITIQUE "AUSTÉRICIDE"

PARIS (Reuters) - L'ancien président du gouvernement espagnol, Felipe Gonzalez, a mis en garde vendredi contre toute politique "austéricide" en Europe, à laquelle il demande de donner des signes d'espoir, notamment à la jeunesse au chômage.

Le socialiste, qui dirigea l'Espagne de 1982 à 1996, a rencontré pendant plus d'une heure François Hollande à l'Elysée.

Revenant à sa sortie sur sa conversation avec le chef de l'Etat, qui a porté sur l'Europe, il a plaidé pour une politique équilibrée, associant ajustement budgétaire et croissance.

"Je suis un Européen 'européiste'. Il (faut) une politique d'équilibre budgétaire, mais aussi donner un délai raisonnable et une politique de stimulation de la croissance. C'est parfaitement compatible", a-t-il déclaré.

"Ce qui est insupportable, c'est la politique d'austérité jusqu'à la mort, qu'on appelle austéricide", a-t-il ajouté en français.

Felipe Gonzalez a salué le comportement des Espagnols face à la crise, alors que 50% des jeunes sont au chômage.

"Pour le moment, la réaction est très dynamique, il y a une mobilisation sociale forte mais tout à fait pacifique", a-t-il souligné. "Il est exceptionnel qu'il y ait des petits gestes de tension, de violence".

"Mais, a-t-il prévenu, ça ne peut pas continuer, je crois que les gens ont un comportement magnifique mais il ne faut pas abuser, on ne peut pas supporter pendant longtemps 50% de jeunes sans emploi et surtout sans espoir d'emploi".

"Il faut donner un signe pour l'emploi des jeunes mais aussi un signe de changement de politique européenne", a conclu Felipe Gonzalez.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • launor le vendredi 24 mai 2013 à 21:52

    Ce qu'il ne faut pas oublier c'est que l'espagne a basé sa prospérité passée sur une bulle immobilière particulièrement carabinée (le patrimoine immobilier moyen des espagnols était bien plus élevé que celui des allemands!) et bien sur financée à crédit...