Fed et résultats trimestriels orienteront Wall Street

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    par Chuck Mikolajczak 
    NEW YORK, 24 janvier (Reuters) - Wall Street a rendez-vous 
avec la Réserve fédérale la semaine prochaine et les 
investisseurs pensent que la banque centrale pourrait se révéler 
plus accommodante sur les taux mercredi, au terme de sa réunion 
de politique monétaire de deux jours, surtout après les 
dernières déclarations de la BCE. 
    L'indice S&P-500  .SPX  a déjà perdu jusqu'à 9% cette année, 
conséquence des craintes nées du ralentissement économique de la 
Chine, de la chute des cours pétroliers et des déclarations du 
vice-président de la Fed Stanley Fischer dans lesquelles il dit 
s'attendre à quatre hausses des taux cette année. 
    Mais le président de la Banque centrale européenne (BCE) 
Mario Draghi a déclaré jeudi que les turbulences des marchés 
financiers et les inquiétudes suscitées par les pays émergents 
conduiraient la banque centrale à revoir sa politique monétaire 
en mars, alimentant ainsi l'espoir de nouvelles mesures de 
soutien.    
    "On pense que le message de la Réserve fédérale restera 
mesuré et que les quatre hausses de taux évoquées ne sont pas 
envisageables; on estime donc que c'est positif" pour la Bourse, 
dit Ken Polcari (O'Neil Securities). 
    La Bourse devra également compter la semaine prochaine avec 
une "saison" des résultats de sociétés qui bat désormais son 
plein et pourra vérifier si les prévisions données à ce sujet 
sont trop pessimistes ou pas. 
    Il s'agira pour les investisseurs de vérifier si la vigueur 
du dollar a pénalisé des poids lourds de la cote tels que Boeing 
 BA.N , McDonald's  MCD.N , 3M  MMM.N  ou encore United  
Technologies  UTX.N , qui sont aussi de gros exportateurs. 
    Apple  AAPL.O , plus forte capitalisation de Wall Street, 
sera également très suivi pour voir si les ventes d'iPhones se 
tassent, comme le laissent craindre les prévisions de certains 
de ses fournisseurs.  
    Pour Peter Kenny (Kenny & Co), ce ne sont pas tant les 
résultats par eux-même qui importeront que les perspectives 
livrées par les entreprises. "Les perspectives seront 
sensiblement plus importantes au regard de la question de savoir 
si les Etats-Unis sont épargnés par la tempête internationale", 
explique-t-il. 
    Des sociétés telles Halliburton  HAL.N  et Hess  HES.N  
donneront les premiers témoignages des dégâts subis par le 
secteur de l'énergie. Selon des données de Thomson Reuters, les 
bénéfices de ce secteur auraient chuté de 73,3% durant le 
quatrième trimestre de 2015. 
    Si l'on ajoute les secteurs des ressources naturelles, de la 
finance et de la high tech, on n'attend plus à Wall Street de 
retour de la croissance des profits avant le second semestre. 
    Toutefois, pour que la nette croissance des bénéfices 
attendue pour le second semestre se réalise, il faudra que les 
dépenses de consommation aient augmenté et que le dollar se soit 
stabilisé, observe Robert Pavlik (Boston Private Wealth). 
    La première estimation du PIB du quatrième trimestre viendra 
clore vendredi une semaine déjà lourde.  
    L'estimation d'une croissance de 0,8% vient confirmer 
l'opinion voulant que l'économie américaine ait ralenti au 
quatrième trimestre et il est donc peu probable que les 
investisseurs réagissent à un chiffre réel qui serait conforme 
ou resterait proche de cette estimation. 
 
 (Avec Caroline Valetkevicth, Wilfrid Exbrayat pour le service 
français) 
  
 
 

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