Fed Cup: Amélie Mauresmo veut créer du lien en équipe de France

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MAURESMO VEUT CRÉER DU LIEN EN ÉQUIPE DE FRANCE POUR LA FED CUP
MAURESMO VEUT CRÉER DU LIEN EN ÉQUIPE DE FRANCE POUR LA FED CUP

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Amélie Mauresmo, capitaine de l'équipe de France de Fed Cup depuis juillet et toujours privée de sa numéro un, Marion Bartoli, table sur l'union pour retrouver un groupe fort.

Le chantier est vaste puisqu'elle reprend une équipe tombée en deuxième division mondiale. Le premier tour l'opposera à l'Allemagne en février, à Limoges.

Entre sa nomination et le stage hivernal qui a débuté dimanche dernier dans le sud de la France, l'ancienne numéro un mondiale a pris le temps de la consultation.

"J'ai rencontré toutes les joueuses individuellement mais aussi leur staff respectif pour voir ce qu'il fallait mettre en place pour fonctionner, en créant du lien", a-elle expliqué lors d'une conférence de presse à Roland-Garros.

"J'ai souhaité réinstaurer le stage hivernal qui donne aux joueuses l'occasion de vivre ensemble et de créer ce lien. Personnellement j'ai joué mes meilleures saisons sur le circuit après ces stages."

Si celle qui a succédé à Nicolas Escudé se veut proche des joueuses et de leur entourage, elle reste intransigeante sur les rencontres : "Les semaines de préparation des rencontres de Fed Cup se feront exclusivement avec le staff France, comme par le passé."

REZAÏ BLESSÉE

Cette décision exclut de fait Marion Bartoli, qui refuse depuis des années de venir jouer sans que Walter, son père et entraîneur, puisse intervenir durant les entraînements.

"On a beaucoup échangé mais, effectivement, son mode de fonctionnement n'est pas compatible avec l'équipe de France. Pour moi, l'esprit d'équipe est important. Moi, en tant que joueuse, j'ai toujours mis ça au-dessus du lot", a-t-elle souligné.

"Je n'ai pas à commenter son mode de fonctionnement mais, pour moi, l'esprit d'équipe et le lien priment avant une rencontre. Là, il faut resserrer les rangs, que le groupe soit soudé."

L'affaire est donc close concernant Bartoli qui n'est donc pas du stage, tout comme Aravane Rezaï. Mais là, il s'agit d'un tout autre problème.

"Aravane fait partie du groupe mais elle s'est blessée il y a une dizaine de jours (...) La question ne s'est donc pas posée pour le stage", a précisé Amélie Mauresmo.

Sous sa direction, les filles de l'équipe de France doivent s'attendre à suer puisqu'elle partage avec Gabriel Urpi, le nouvel entraîneur, "une philosophie commune : le travail".

Mais elle veut également aborder la psychologie, "un aspect important" sur lequel elle avoue en être encore au stade de la "réflexion pour trouver des solutions".

Amélie Mauresmo est donc allée chercher des avis chez ses prédécesseurs, Nicolas Escudé bien sûr, mais aussi Yannick Noah et Guy Forget, vainqueurs de l'épreuve, en 1997 et 2003 respectivement.

Elle a aussi puisé dans d'autres disciplines, consultant notamment Bruno Bini, sélectionneur de l'équipe de France féminine de football, et envoyant ses troupes à Marcoussis pour des tests physiques alors même que le XV de France y préparait sa tournée d'automne.

"Ces tests étaient utiles pour construire le programme du stage mais, en plus, c'était bien pour l'esprit d'équipe puisque les rugbymen étaient là. Elles ont pu voir comment cela fonctionnait", a-t-elle dit.

Edité par Grégory Blachier

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