Fed Cup: Amélie Mauresmo a trouvé sa voie

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LES DÉBUTS D'AMÉLIE MAURESMO EN FED CUP
LES DÉBUTS D'AMÉLIE MAURESMO EN FED CUP

par Eric Salliot

LIMOGES (Reuters) - Les premières heures d'Amélie Mauresmo sur la chaise de capitaine de Fed Cup, samedi à Limoges face à l'Allemagne, l'ont laissée sans voix, au propre comme au figuré.

Durant ces 225 minutes et deux matches, l'ancienne numéro un mondiale a beaucoup crié, a harangué "ses" filles au Palais des Sports de Beaublanc. Mais cela n'a pas suffi.

Pauline Parmentier a cédé 7-5 7-5 face à Sabine Lisicki avant que Kristina Mladenovic ne tombe face à Julia Görges (6-3 7-6) et que la France soit donc menée 2-0 dans ce premier tour de la "deuxième division".

Les Bleues tenteront dimanche de réaliser l'impossible puisque jamais elles n'ont renversé un tel score. Et Comme l'an passé, c'est un barrage pour le maintien en deuxième division qui se profile en avril.

Alors qu'Arnaud Clément avait vécu un baptême du feu très tranquille le week-end dernier à Rouen pour ses débuts en Coupe Davis, Amélie Mauresmo a d'emblée ressenti l'adrénaline du poste.

"Direct dans le vif du sujet", a résumé Amélie Mauresmo avec un sourire un peu las.

"C'était assez intense. On est tout de suite sous pression. Oui, ça m'a plu. Tu as des émotions mais ce ne sont pas les mêmes que celles de joueuse. J'aurais juste aimé que ça penche de l'autre côté."

Agenouillée face à ses joueuses comme Yannick Noah et Guy Forget en leur temps, Amélie Mauresmo a vite trouvé son ton.

Peut-être plus facilement avec Pauline Parmentier, une proche dans la vie, alors qu'avec Kristina Mladenovic, elle n'a pas hésité à hausser la voix, lui donnant aussi de grandes tapes dans le dos au moment de repartir au combat.

"Je l'ai bousculée un peu au début du deuxième. Au début, elle était spectatrice", a-t-elle admis.

La capitaine ne s'est pas non plus ménagée au moment de juger sa propre prestation.

"J'ai sûrement des progrès à faire", a-t-elle lâché. "Je découvre tout cela. Au final, j'ai été instinctive."

Ce ne sont pas Alexandra Fusai, Nathalie Dechy, Emilie Loit ou encore Sandrine Testud, d'anciennes joueuses de Fed Cup présentes dans les tribunes, qui nieront la portée des mots d'Amélie.

Car Kristina Mladenovic, pour sa première cape, a été à la hauteur, se créant même une balle d'égalisation à une manche partout, dans le dixième jeu. Si l'Allemande n'avait pas expédié un coup droit gagnant à toute vapeur, Amélie Mauresmo tiendrait sûrement un autre discours.

"Maintenant, on est dos au mur, on va lâcher les chevaux", a conclu celle qui doit maintenant décider si elle lance ou non Alizé Cornet, 36e mondiale, dimanche. Et à la place de qui.

Edité par Gregory Blachier

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