FDJ : Pinot, noir c'est noir

le , mis à jour à 21:35
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FDJ : Pinot, noir c'est noir
FDJ : Pinot, noir c'est noir

Victime de soucis mécaniques, Thibaut Pinot, troisième du Tour 2014, a de nouveau concédé beaucoup de temps sur les principaux favoris mardi sur les pavés entre Seraing et Cambrai. Trop pour espérer ramener le maillot jaune à Paris ?

Pour beaucoup, au départ de ce Tour de France, il y avait les « Quatre Fantastiques ». Froome, Nibali, Contador, Quintana. Quatre grands favoris à la victoire finale sur les Champs-Elysées accompagnés pour certains pronostiqueurs par un cinquième larron. Jean-Christophe Péraud, deuxième en 2014 derrière Nibali ? Non, Thibaut Pinot ! Une prophétie qui prenait même un peu plus de corps dès samedi et le contre-la-montre inaugural. A la surprise générale, le coureur franc-comtois terminait le chrono devant des cadors devant Nibali (à 2’’), Froome (à 9’’), Contador (à 17’’) et Quintana (à 20’’). Le départ idéal !


4e étape : Pinot perd ses nerfs ! par francetvsport

Malheureusement, depuis ce beau samedi, les choses tournent vraiment très mal pour le leader de la FDJ et l’ensemble de son équipe. Dimanche, une bordure lui faisait perdre plus d’une minute. Lundi, la terrible chute de son coéquipier William Bonnet le faisait sortir complètement de la course (ah ! le mental) et le maillot blanc du Tour 2014 perdait encore une grosse minute en haut du Mur de Huy, un terrain de jeu pourtant idéal pour ses énormes qualités de grimpeur. Mardi, pour l’arrivée du Tour en France, Pinot - malgré tout revigoré même si tous ces événements contraires commençaient à le perturber - gérait parfaitement les premiers secteurs pavés en accompagnant les meilleurs à l’avant de la course sur des pavés pourtant guère conciliants. Et là encore, patatras ! Cette fois, ce sont les soucis mécaniques qui s’en sont mêlés. Et ce sont trois nouvelles minutes de perdues ! Au total, au soir de ce quatrième acte, Pinot, 30eme au général, compte 6’30’’ de retard sur le maillot jaune Tony Martin, 6’18’’ sur Froome, 5’42’’ sur Contador, 4’40’’ sur Nibali et 4’22’’ sur Quintana.

Des écarts trop importants pour continuer de rêver en jaune ? Sans doute. Car même si on ne peut qu’encourager le grimpeur de Mélisey à ne pas lâcher mentalement (le Tour est long), le plus embêtant dans tout ça, c’est probablement cette poisse qui semble s’installer sur son porte-bagage. D’où ce commentaire désabusé de Marc Madiot, le manager de la FDJ, capté par les caméras de France Télévisions entre Seraing et Cambrai : « Ce n’est pas notre année ! » Le premier intéressé, lui, tente de rester positif : « Ça ne veut pas, a-t-il confié à la chaîne publique, mi-en colère, mi-déçu. J’ai connu des problèmes mécaniques… mais j’étais également à bloc (ndlr : sous-entendu « pas en forme »). C’est comme ça. Quand on est voiture 13 (ndlr : dans la file des voitures des directeurs sportifs, à l’arrière du peloton) sur des étapes comme ça, on est susceptibles d’attendre… et c’est ce qui est arrivé. On va essayer de trouver de nouveaux objectifs, le Tour n’est pas fini. » Vraiment ?

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