FCA bat le consensus mais l'action baisse à cause de la dette

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    par Agnieszka Flak  
    MILAN, 26 avril (Reuters) - Fiat Chrysler Automobiles (FCA) 
 FCHA.MI  a battu le consensus pour son bénéfice au premier 
trimestre, grâce à une forte performance en Amérique du Nord, 
mais sa dette a augmenté, ce qui a eu pour conséquence de faire 
baisser l'action. 
    La dette nette industrielle était de 6,6 milliards d'euros 
fin mars contre 5,1 milliards trois mois auparavant, ce qui est 
aussi la conséquence d'effets saisonniers et de change. 
    L'administrateur délégué Sergio Marchionne s'est engagé à 
effacer la dette d'ici 2018 mais les investisseurs s'inquiètent 
des retards de produits et de la situation difficile au Brésil, 
jadis l'un des marchés les plus porteurs du constructeur 
automobile italo-américain. 
    Le septième constructeur automobile mondial a fait état d'un 
bénéfice d'exploitation ajusté presque doublé à 1,38 milliard 
d'euros au premier trimestre, au-dessus du consensus Thomson 
Reuters le donnant à 1,17 milliard.  
    Le chiffre d'affaires a progressé de 3% à 26,57 milliards 
d'euros, mais il est lui inférieur aux attentes.  
    "La hausse de la dette semble le principal point négatif 
(...) et il reste à savoir si les bénéfices pourront se 
renouveler à l'avenir", dit un trader milanais. 
    L'action perdait 0,5% à 7,19 euros en Bourse de Milan dans 
l'après-midi. 
    L'Amérique du Nord a représenté près de 90% du bénéfice 
trimestriel de FCA, témoin d'une forte demande portée sur les 
SUV Jeep et les pickups.  
    FCA a en outre renoué avec le bénéfice en Amérique latine.  
    Le constructeur remodèle deux sites aux Etats-Unis pour 
augmenter la production de SUV et de pickups, améliorer sa gamme 
et renforcer ses finances avant que le marché automobile 
américain n'arrive à un plateau. 
    La marge en Amérique du Nord a augmenté à 7,2% durant le 
trimestre contre 3,7% l'an passé, FCA réduisant ainsi l'écart 
avec ses concurrents General Motors  GM.N  et Ford Motor  F.N , 
mais les investisseurs se demandent s'il pourra tenir le rythme. 
    Marchionne insistait voici un an sur la nécessité de réduire 
le nombre d'intervenants du marché automobile mondial afin de 
faire face aux lourds investissements rendus nécessaires par de 
nouvelles normes et par la sophistication des nouvelles 
technologies. 
    Il a ainsi courtisé un moment GM mais il s'est fait 
régulièrement éconduire et d'autres constructeurs, tels Ford, 
ont fait savoir depuis qu'une alliance ne les intéressaient pas. 
    L'action FCA a perdu le quart de sa valeur depuis lors, le 
bilan du groupe étant l'un des moins brillants du secteur 
automobile et les investisseurs s'inquiétant de son exposition 
au marché américain, dans l'hypothèse d'un futur tassement de ce 
dernier.  
    A quoi Marchionne a répondu qu'il ne voyait pas le marché 
nord-américain s'effondrer ou à tout le moins fléchir 
sensiblement cette année, admettant toutefois qu'il est devenu 
plus rude et plus concurrentiel. 
    Il a ajouté que rien ne permettait de penser que les 
objectifs de 2018 n'étaient pas réalisables.   
     
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc 
Joanny) 
 

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