Faux communiqués de Vinci : une fraude boursière inédite en France

le , mis à jour à 08:10
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Faux communiqués de Vinci : une fraude boursière inédite en France
Faux communiqués de Vinci : une fraude boursière inédite en France

« Un tel montage, c'est une première en France ! » A l'Autorité des marchés financiers, la chute de 18 % du cours de l'action Vinci, en quelques minutes, mardi après-midi, n'est pas du tout prise à la légère. Le gendarme de la Bourse va « mener des investigations » sur ce « grave dysfonctionnement du marché ». De son côté, la société Vinci — dont l'action s'est redressée depuis — a porté plainte hier contre X. Ces démarches doivent permettre de comprendre comment, à l'aide de deux faux communiqués de presse, des petits malins ont provoqué un véritable krach boursier, lésant, au passage, des épargnants. Le tout, en moins d'une heure.

 

Tout a débuté mardi par l'envoi d'un communiqué annonçant de graves malversations (inventées de toutes pièces) au sein du groupe Vinci. Un faux extrêmement réaliste relayé par Bloomberg News et Dow Jones Newswires, agences de presse respectées dans les milieux financiers. Très vite, le cours plonge une première fois, de 10 %. La Bourse se met alors en pause. « Nos coupe-circuit se sont activés. Il s'agit d'une procédure informatique automatique qui interrompt la cotation lorsque le titre perd ou gagne plus de 10 % », explique-t-on chez Euronext, la société qui gère la Bourse européenne. Mais cette dernière doit rester neutre dans la gestion des marchés. Autrement dit, elle doit remettre en route les échanges si la chute du cours a une raison économique valable.

 

« Nous avons constaté que Vinci avait communiqué sur des pertes et que le marché réagissait à cette information, la cotation a donc repris une première fois vers 16 h 14. » Bref, Euronext n'y a vu que du feu. La cotation reprend pour une trentaine de secondes... le temps de perdre à nouveau 10 %. Après une troisième et dernière interruption de quelques minutes, le système reprend réellement à 16 h 23. « Quelques minutes plus tard, un faux démenti est publié. Il était rédigé de telle ...

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