Faux abonnés ou comment s'acheter une popularité sur internet

le
0
Faux abonnés ou comment s'acheter une popularité sur internet
Faux abonnés ou comment s'acheter une popularité sur internet

(AFP) - Le récent ménage effectué par Instagram parmi ses comptes faux ou inactifs a fait perdre des millions d'abonnés à certaines stars et mis en lumière la triche sur les réseaux sociaux, via l'achat de fans fictifs pour booster sa notoriété.Peut-on s'acheter des faux fans sur internet ? En tapant "achat de fans" sur internet, une multitude de sites proposent de booster contre paiement la popularité de votre profil Twitter ou Facebook ou le nombre de vues sur votre vidéo YouTube. Situés en France ou ailleurs dans le monde, ces services se monnaient contre une poignée d'euros pour quelques centaines de fans à plusieurs milliers d'euros pour être millionnaire en abonnés.

Comment cela fonctionne-t-il ? Les sites qui proposent ces services créent des identités numériques fictives via un logiciel (robots) ou font appel à de vrais internautes. Là aussi, le "made in France" peut être mis en avant, comme par Yannick Deslandes, 38 ans, qui a fondé en 2011 Acheter-des-fans.com. "Nos profils sont des vrais gens basés en France qui vont cliquer sur des pages ou des profils contre des petits cadeaux sur internet (micro rétributions, jeux concours, accès à des contenus, NDLR). On donne aussi un j'aime en retour contre deux likes effectués", explique-t-il à l'AFP sans donner plus de détails. D'autres sites passent par des sous-traitants en Asie ou ailleurs.

Qui achète des faux fans ? "Nos clients sont principalement des agences de communication ou des community managers dans le secteur musical qui veulent pousser des artistes débutants pour pouvoir négocier des contrats avec les distributeurs. On a aussi des avocats, des centres commerciaux et même des ONG", témoigne Yannick Deslandes, basé à Cannes.

Et les politiques ? "J'ai eu énormément de demandes d'élus locaux durant les municipales", assure celui qui vend 99 euros les 1.000 abonnés sur Twitter ou Facebook. Régulièrement, des ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant