Faute de barbituriques, le Tennessee revient à la chaise électrique

le
0
Faute de barbituriques, le Tennessee revient à la chaise électrique
Faute de barbituriques, le Tennessee revient à la chaise électrique

Les fabricants européens refusent de fournir les États-Unis en pentobarbital, l'anesthésiant le plus courant pour des exécutions humaines ? Qu'importe ! Le gouverneur du Tennessee, l'un des 32 états américains pratiquant encore la peine de mort, a promulgué une mesure autorisant cet Etat du sud des Etats-Unis à recourir à la chaise électrique pour exécuter les condamnés à mort, uniquement en cas de carence des produits nécessaires pour les injections létales.

Cette mesure fait du Tennessee le premier Etat américain qui pourrait le cas échéant imposer ce type d'exécution aux détenus dans le couloir de la mort, pointe le Centre d'information sur la peine de mort (Death penalty information center, DPIC), qui rapporte ce vendredi l'information. Six autres Etats permettent en théorie aux condamnés à mort d'être électrocutés, mais uniquement s'ils le souhaitent.

La mort atroce d'un condamné dans l'Oklahoma

Fin avril, la longue agonie d'un condamné à mort dans l'Oklahoma avait illustré la grande confusion des Etats américains confrontés depuis plusieurs mois à des problèmes pour s'approvisionner en produits utilisés pour les injections létales. En raison du refus des fabricants européens de fournir l'anesthésiant le plus courant (pentobarbital) pour des exécutions humaines, les 32 Etats pratiquant encore la peine capitale cherchent de nouvelles sources d'approvisionnement.

Ils changent de procédure ou se tournent vers les très controversés préparateurs en pharmacie, dont les médicaments ne sont pas homologués par les autorités fédérales.

VIDÉO. USA : une exécution se déroule mal en Oklahoma, la 2e reportée

Une mesure potentiellement inconstitutionnelle

La mesure promulguée ce jeudi soir par le gouverneur républicain du Tennessee Bill Haslam prévoit que la méthode pour exécuter les condamnés à mort reste l'injection létale sauf si elle est jugée «inconstitutionnelle par une cour ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant