Faut-il souscrire aux augmentations de capital

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Le Revenu Hebdo no 1363. (© Le Revenu)
Le Revenu Hebdo no 1363. (© Le Revenu)

Les augmentations de capital sont redevenues très tendance depuis l’an dernier. En 2016, le rythme de ces levées de capital s’accélère. Le spécialiste de la sismi­que marine, CGG, vient de boucler la sienne, d’un montant de 350 millions d’euros. Fin janvier, l’État a annoncé qu’il participerait dans les prochains mois au renflouement d’Areva, via un renforcement de 5 milliards des fonds propres du groupe nucléaire en difficulté.

L’État ne se désintéresse pas non plus du sort de Vallourec. Son bras armé, Bpifrance, profitera de la prochaine augmentation de capital de 1 milliard d’euros du fabricant de tubes sans soudure, pour porter de 5,3% à 15% sa participation et contrebalancer ainsi l’influence de Nippon Steel & Sumitomo Metal (15%). Enfin, la famille Mittal s’est résignée à réinjecter des fonds propres dans Arcelormittal et rééquilibrer le bilan du sidérurgiste au lourd endettement.

Ces quatre levées de capital ont toutes pour origine une situation financière critique. Ces ballons d’oxygène apportés en urgence à des sociétés fragilisées pour des motifs divers (effondrement des prix du pétrole, con­currence sauvage des importations d’acier chinois, etc.) ne donnent pas une image très positive de l’augmentation de capital.

Pour ces canards boiteux-là, les actionnaires, ceux de référence comme les minoritaires, doivent mettre la main au portefeuille alors que le

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  • je.valle le vendredi 12 fév 2016 à 08:42

    L'article ne dit pas qu'il faut avant tout se méfier des avis des analystes qui, muent par des intérêts incompréhensibles, incitent à souscrire à des augmentations de capital : Ex type Portzamparc pour DEINOVE. "La cata".