Faut-il réglementer les médicaments-bonbons ?

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Faut-il réglementer les médicaments-bonbons ?
Faut-il réglementer les médicaments-bonbons ?

Fraise, framboise, cappuccino, caramel, vanille ? Ces saveurs, dignes de l'étal d'un glacier, s'affichent sur l'emballage d'un nombre croissant de médicaments, en plus gros que l'indication de la molécule thérapeutique. Antifièvre, antidouleur, antidiarrhée ou antitoux... le phénomène touche les médicaments en vente libre dans les pharmacies qui ne les refusent pas.

 

La tendance n'est pas du tout au goût de la députée PS de la Gironde Michèle Delaunay. Médecin, ex-ministre déléguée aux Personnes âgées, elle s'en alarme dans un courrier à la ministre de la Santé. Et compte profiter du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour déposer un amendement « d'appel » sur le sujet. Manière d'inviter la ministre de la Santé à réglementer les pratiques des industriels du médicament. « Les pharmaciens de la chambre syndicale de Gironde m'ont alertée », confie la députée. Ce n'est pas tant la saveur artificielle du Fervex ou du Smecta — conditionnés de surcroît en dosettes de granulés solubles à avaler n'importe où — qui alarme. Le fait d'aromatiser le traitement pour qu'il soit plus facile à avaler, par un enfant notamment, ne date pas d'hier. C'est le tournant marketing des labos pour pousser la vente des médicaments sans ordonnance qui laisse une saveur inquiétante.

 

La revue « Que choisir » était déjà montée au créneau l'automne dernier contre le laboratoire Upsa qui faisait la promotion, jusque dans le métro parisien, de l'Efferalgan cappuccino (pour adultes) ou fraise (pour enfants.). « On ne peut et ne doit banaliser ainsi un médicament. Ce n'est pas un produit de consommation comme un autre », insiste Michèle Delaunay, qui craint le mésusage, la surconsommation, les risques d'accidents notamment avec des enfants, attirés par le côté bonbon, et ironise : « A quand le lot de douze paquets pour le prix de huit ? »

 

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