Faut-il fuir les obligations à haut rendement ?

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Au moment où certains investisseurs paniquent, les gérants de CPR AM prennent position à l'achat pour racheter à prix cassé des obligations d'entreprises à haut rendement américaines. (© DR)
Au moment où certains investisseurs paniquent, les gérants de CPR AM prennent position à l'achat pour racheter à prix cassé des obligations d'entreprises à haut rendement américaines. (© DR)

Le secteur pétrolier et le secteur bancaire font actuellement peur aux investisseurs sur les marchés. Ils s’inquiètent des crédits obligataires ou bancaires consentis aux sociétés pétrolières et gazières. Et, par extension, les craintes se portent sur toutes les créances douteuses ou risquées qui auraient pu être accordées, en cette période de loyer de l’argent pas cher, sur les marchés obligataires comme dans les bilans des banques.

La chute brutale du prix du pétrole et des matières premières provoque en effet de sérieuses difficultés sur l’ensemble de la filière. Notamment pour les entreprises d’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis, dont le coût unitaire de production est beaucoup plus élevé que le cours actuel du baril d’or noir.

Pétrolières et bancaires sous pression

Un des grands acteurs du gaz de schiste, l’américain Chesapeake Energy, second par la taille derrière ExxonMobil aux Etats-Unis dans la production gazière, a mandaté un conseil extérieur pour restructurer sa dette, évaluée à près de 10 milliards de dollars. L’information a affolé les marchés. L’action de Chesapeake a perdu la moitié de sa valeur lors de la séance du lundi 8 février, soit une baisse cumulée de plus de 90% sur un an. Mais le cours s’est ensuite un peu repris, lorsque les dirigeants de l’entreprise ont démenti la rumeur d’un redressement judiciaire ou d’une mise en

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