Faut-il filer les clés à Franck Passi ?

le
0
Faut-il filer les clés à Franck Passi ?
Faut-il filer les clés à Franck Passi ?

Comme en début de saison, Franck Passi endosse le rôle de pompier de service à Marseille. Et une nouvelle fois, personne ne mise sur lui pour devenir l'entraîneur principal de l'OM sur du plus long terme. Mais avec son profil de serviteur sans état d'âme, n'est-il pas le profil idoine pour reconstruire l'équipe ?

Pour la seconde fois dans la même saison, Franck Passi se retrouve au chevet de l'Olympique de Marseille. Au mois d'août, cela n'avait duré que le temps d'un match, perdu à Reims, avant de voir débarquer Michel, pour le résultat que l'on connaît. Avec le départ de l'Espagnol ce mois-ci, l'adjoint est devenu pour la seconde fois le " caretaker " de l'OM, avec une plus grande marge de manœuvre, puisqu'il va terminer la saison épaulé par Basile Boli dans un rôle pompeux de coordinateur sportif. Dès que ça devient trop sale, la direction phocéenne appelle toujours le même homme pour nettoyer. Sans se sentir obligée d'y mettre les formes, Franck Passi ayant été averti de sa récente promotion par SMS le jour même de son premier entraînement et de sa première conférence de presse. Sa réaction a été à l'image de sa place dans le décor marseillais : pragmatique. La tête de Michel qui tombe, c'était " dans l'air du temps depuis un moment ". Son intronisation par texto lui en a touché une sans faire bouger l'autre visiblement. Il faut dire que le cinquantenaire en a vu d'autres, comme son entrée par la fenêtre dans le staff de Marcelo Bielsa en assurant le rôle d'interprète lors des premières conférences de presse d'El Loco. Le propre d'un mec qui se fond dans le décor.

Il a survécu à quatre entraîneurs


À Marseille, le champion d'Europe espoirs 1988 fait d'ailleurs partie des meubles. Milieu de devoir des premières années de Bernard Tapie à la présidence (1986-1988), il n'a quitté la cité phocéenne que pour rejoindre son frère Gérald à Toulouse. Une parenthèse de 18 ans s'ouvre alors, avec une belle expérience en Espagne à Compostelle comme joueur - les supporters locaux le surnomme " l'aimant " -, puis entraîneur adjoint après une dernière pige en Angleterre à Bolton. Un peu comme à l'OM jusqu'à présent, il goûte rapidement au poste de numéro 1 en Galice, avant de rallier l'AS Cannes comme préparateur physique, puis de retrouver Marseille comme recruteur en 2006. Il s'occupe alors de superviser les jeunes potentiels - il avertit notamment la direction à propos d'un Colombien pas dégueulasse qui s'appelle James Rodríguez -, ainsi que les adversaires de l'équipe première. Quatre années au service de son club qui sont récompensées en fin de saison 2009-2010 : alors que l'équipe première s'apprête à…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant