Faut-il avoir peur des accords d'entreprise ?

le , mis à jour à 10:23
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Faut-il avoir peur des accords d'entreprise ?
Faut-il avoir peur des accords d'entreprise ?

Il a mis le feu aux poudres. Depuis des semaines, l'article 2 de la loi El Khomri donne le ton à la vie sociale et politique du pays. Son contenu est de nature à changer l'organisation et le fonctionnement de la négociation en France : s'il était voté, cet article permettrait aux accords d'entreprise de prendre le pas sur les conventions collectives et la loi. C'est déjà possible mais à la condition que les accords locaux soient plus avantageux pour les salariés.

 

Avec l'article 2, cette condition devient caduque. Cette évolution fragilisera-t-elle les salariés face à des chefs d'entreprise aux coudées plus franches ? Permettra-t-elle, au contraire, une adaptabilité plus grande des entreprises aux contraintes économiques ? Ces questions fracturent le pays.

 

Parmi les syndicats, si les organisations dites réformistes comme la CFDT ou la CFTC soutiennent le projet de loi et l'article 2, la CGT, FO et SUD ont pris la tête d'une contestation qui, de manifestations (dont une nationale mardi prochain) en grèves, bloque une partie de l'économie en plein Euro de football. La gauche n'échappe pas non plus à ce clivage. Manuel Valls continue de refuser tout retrait de l'article, mais s'est retrouvé lors du premier passage du texte à l'Assemblée nationale face à l'opposition d'une partie de la gauche, dont les frondeurs du PS. Les députés de droite ayant déposé une motion de censure, le Premier ministre a dû dégainer le 49.3 pour faire passer le texte... Au gouvernement même, des voix divergentes se sont fait entendre. « Il faut peut-être toucher à l'article 2 », avait osé déclarer Michel Sapin, ministre des Finances... avant de faire machine arrière. Au-delà de la guerre de tranchées entre le Premier ministre et la CGT, c'est bien la recomposition de la gauche qui se joue aujourd'hui dans la douleur : d'un côté, une gauche « classique » ou « historique » opposée à toute révision des conditions de ...

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  • b.renie il y a 6 mois

    l'article 2 de la loi El Khomri est tout ce qui reste d'important dans cette loi parce qu'il modifie le pouvoir syndical dans les entreprise, qu'il remet à sa place. C'est pour cela que les organisations CGT, FO, SUD jalouses de leur pouvoir de nuisance veulent en obtenir le retrait. Elles ne veulent pas entendre que la disparition progressive des entreprises industrielles dans l'économie du pays est la cause du niveau du chômage. En mai baisse de 8% des creations d'emploi dans l'industrie.

  • spcmg71 il y a 6 mois

    bien sûr, vous devez en avoir peur. Vous êtes en france. Donc, vous devez avoir peur de tout ce qui pourrait changer votre train de vie.

  • M2687570 il y a 6 mois

    Bien sur, quelle blaque ! tous les secteurs concurrentiels où c'est le moins disant qui gagne vont s'engouffrer la dedans et monter des accords bi.don.nés, je pense entre autres aux services it et à la fourniture de prestataires sur les grands comptes

  • phili646 il y a 6 mois

    La France, pays où l'état d'urgence est parait t'il en vigueur, est devenu en quatre ans le théâtre d'affrontements. CAVAMIEUX 1er nous avait promis une république apaisée, on voit le résultat !!!!