Faut-il avoir peur de l'isolationnisme de Donald Trump ?

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Lors de la rencontre, le 31 août 2016, entre le candidat républicain Donald Trump et le président mexicain Enrique Peña Nieto à Mexico.
Lors de la rencontre, le 31 août 2016, entre le candidat républicain Donald Trump et le président mexicain Enrique Peña Nieto à Mexico.

Pendant longtemps, les États-Unis ont considéré le continent américain comme leur "chasse gardée", ce que l'on a appelé la "doctrine Monroe". Les propos de Trump durant sa campagne ont semblé annoncer un isolement des États-Unis, y compris vis-à-vis de ses voisins du Nord et du Sud. Le géographe Frédéric Leriche, auteur de États-Unis : géographie d'une grande puissance, n'y croit guère. Interview.

Le Point.fr : L'isolationnisme affiché par Donald Trump pendant sa campagne va-t-il avoir une traduction concrète dans ses relations avec ses partenaires ?

Frédéric Leriche : L'idée de protectionnisme veut surtout dire que l'on se protège contre l'extérieur, pas que l'on n'intervient pas vers l'extérieur. Même aux moments les plus isolationnistes de l'histoire des États-Unis, cela n'a pas empêché les investissements à l'étranger, notamment vers les pays d'Amérique centrale et du Sud. En ce qui concerne la frontière mexicaine, cela va tendre ses relations avec le sud du continent, mais ça ne va pas empêcher son expansion dans cette direction.

Les pays qui s'opposent idéologiquement aux États-Unis ont-ils plus à craindre ?

Pas forcément, car la démarche du président Trump de se recentrer sur le national, de moins se projeter sur le continent, peut être perçue comme un...

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