Fatsah Bouyahmed, la vache et le blédard

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Fatsah Bouyahmed, est un acteur et humoriste français. En 2016, il tient son premier rôle en vedette sur grand écran dans le film La Vache, dont il cosigne également le scénario et où il donne la réplique à Jamel Debbouze et Lambert Wilson. Il remporte à cette occasion le prix d'interprétation au festival de l'Alpe d'Huez. Photo (c) Ed Alcock / M.Y.O.P. 8/4/2016
Fatsah Bouyahmed, est un acteur et humoriste français. En 2016, il tient son premier rôle en vedette sur grand écran dans le film La Vache, dont il cosigne également le scénario et où il donne la réplique à Jamel Debbouze et Lambert Wilson. Il remporte à cette occasion le prix d'interprétation au festival de l'Alpe d'Huez. Photo (c) Ed Alcock / M.Y.O.P. 8/4/2016

Passé par le théâtre et le Jamel Comedy Club, l’acteur a été révélé par « La Vache », le film à succès de Mohamed Hamidi. Il participe au Marrakech du rire, qui s’ouvre le 1er juin.

Son père n’a toujours pas vu le film. « Il est trop pudique, il attend le DVD », justifie Fatsah Bouyahmed. Et pourtant, si Sadek Bouyahmed n’avait pas quitté la Kabylie pour venir travailler en France, à la fin des années 1960, jamais son fils n’aurait inventé ce personnage de blédard qui a fait le succès de La Vache, la comédie fraternelle et utopique réalisée par Mohamed Hamidi. En pleine période post-attentats, ce road-movie à travers une France accueillante a attiré plus de 1,2 million de spectateurs en manque de bienveillance et de douceur de vivre. Et a révélé ce comédien. Avec son mélange de Bourvil contemporain et de Charlot, Fatsah Bouyahmed a largement contribué à la réussite du film. Depuis, il n’a jamais reçu autant de propositions de scénarios.

Pour incarner cet agriculteur algérien, candide et touchant, qui part à pied de son village algérien pour emmener sa vache, Jacqueline, au Salon de l’agriculture, à Paris, il s’est inspiré de son père « qui a toujours fait rire tout le monde, sauf [eux], à la maison ». Ce blédard qu’il affectionne tant, il le jouera de nouveau lors du Marrakech du rire, du 1er au 5 juin. Comme pour chaque édition de ce festival créé en 2011, Fatsah Bouyahmed participe à l’écriture du gala et incarne, sur scène, un rôle de régisseur maladroit, à la fois tendre et lunaire, sorte d’auguste de Jamel Debbouze, la vedette du rendez-vous. Succès de La Vache oblige, cette année, l’une des Jacqueline devrait l’accompagner.

« Mauvais » en délinqu...

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