Fassbinder est de retour à Strasbourg

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Stanislas Nordey en cuir, Thomas Gonzalez nu, Judith Henry en robe rouge, et Laurent Sauvage, allongé.
Stanislas Nordey en cuir, Thomas Gonzalez nu, Judith Henry en robe rouge, et Laurent Sauvage, allongé.

Le metteur en scène Stanislas Nordey et l’auteur Falk Richter réveillent le spectre de l’enfant terrible de la RFA.

Fin février, les portes de la grande salle sont fermées. Le public viendra le vendredi 4 mars, jour de la première de Je suis Fassbinder. Et l’on regrette qu’il n’ait pas la chance d’être là, dix jours avant, pour assister aux répétitions de la première création de Stanislas Nordey au Théâtre national de Strasbourg, que ce dernier dirige depuis 2014, mais dont il n’assure la programmation que depuis cette saison.

Car le public verrait ce qui, toujours, fait rêver : la mise en place d’un spectacle, dans l’effervescence de la dernière ligne droite où tout se joue «  au plateau  », comme l’on dit dans le langage du théâtre. Surtout pour cette création, totalement particulière  : l’auteur, Falk Richter, est dans la salle. Il cosigne, avec Nordey, la mise en scène d’un texte qu’il écrit au jour le jour, et que les cinq comédiens – dont Nordey – découvrent et apprennent juste avant d’aller répéter.

Si l’on ajoute que ce texte est écrit en allemand et que la traductrice, Anne Monfort, traduit chaque matin ce que Falk Richter a écrit la veille au soir, on mesure mieux encore que l’on sort de l’ordinaire. Il arrive même à Anne Monfort de mettre au point, pendant les répétitions, une nouvelle version de ce qui est en train de se jouer. Car le texte évolue à l’épreuve de la répétition, où l’on voit à l’œuvre, dans la salle, une belle alliance franco-allemande.

Mode seventies  Côté allemand, Falk Richter (46  ans), le grand blond aux lunettes à monture noire, façon Calvin Klein. Côt...

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