Farage regrettera le théâtre de "marionnettes" de l'UE

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    STRASBOURG, 6 juillet (Reuters) - Nigel Farage, 
président-fondateur démissionnaire du Parti pour l'indépendance 
du Royaume Uni et animateur de la campagne en faveur du 
"Brexit", a affirmé mercredi qu'il regretterait le spectacle de 
"marionnettes" du Parlement européen. 
    En annonçant lundi qu'il démissionnait de son parti afin de 
"récupérer" sa vie, il avait toutefois précisé qu'il 
continuerait à siéger au Parlement européen, dont il est membre 
depuis 1999, pour surveiller "comme un faucon" les négociations 
sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE. 
    "Je vais regretter tout ce spectacle. C'était merveilleux 
d'être là et d'assister à cette représentation de marionnettes", 
a-t-il ironisé lors d'une conférence de presse à Strasbourg, 
évoquant les votes, par les eurodéputés, d'amendements dont ils 
ignorent souvent le contenu. 
    Nigel Farage n'aura pas été le dernier à animer le petit 
théâtre parlementaire, notamment lorsqu'en 2010, il avait estimé 
qu'Herman Van Rompuy, alors président du Conseil européen, avait 
le "charisme d'une serpillière humide" et qualifié son pays, la 
Belgique, de "non pays". 
    La tirade avait valu sanction pécuniaire à l'eurodéputé. 
    "Ce que je ne vais pas regretter, ce sont les deux heures de 
voyage pour venir ici", a-t-il ajouté, confirmant l'aversion de 
longue date des Britanniques - aujourd'hui partagée par une 
majorité d'eurodéputés -, pour les déplacements mensuels dans la 
capitale alsacienne. 
    L'ancien courtier, pour qui les relations entre le 
Royaume-Uni et l'Union européenne sont "pourries" et le projet 
de l'Union européenne "moribond", n'a pas exclu de revenir à 
Strasbourg dans cinq ou six ans quand elle "aura cessé 
d'exister". 
    "Nous aurons alors une Europe qui repose sur les idéaux de 
1946 où des pays voisins coopéreront ensemble", a-t-il précisé. 
   Interrogé sur la volonté de Nigel Farage de retrouver sa vie 
d'homme libre sans quitter le Parlement européen, son président, 
Martin Schulz, a lui aussi manié l'ironie. 
    "Je ne sais pas si c'est compatible avec la vie d'un député 
à part entière. En tous cas, il conservera sa rémunération", 
a-t-il répondu lors d'une conférence de presse. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • dotcom1 il y a 5 mois

    Il continuera à toucher son indemnité d'eurodéputé, sans assumer ses responsabilités devant ses électeurs. Un bel exemple de changement...

  • 28351485 il y a 5 mois

    OUI l'EUROPE DES MARIONNETTES EST KAPUT !!!