Faouzi Lamdaoui, ex-conseiller de Hollande, en procès à Paris

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PARIS, 5 octobre (Reuters) - Faouzi Lamdaoui, ex-conseiller de François Hollande contraint à la démission en décembre 2014 après l'annonce de sa convocation devant la justice, comparaît à partir de ce lundi pour abus de biens sociaux, blanchiment de ce délit, faux et usage de faux. Il est poursuivi pour des faits qui auraient été commis en 2007-2008, quand il n'était pas encore conseiller de la présidence. Faouzi Lamdaoui est soupçonné d'avoir été à cette époque le gérant de fait d'une société de transports et de livraison, et d'avoir perçu une rémunération supérieure à celle qu'il a déclarée. Dès l'annonce de la citation directe par le parquet de Paris, son avocat, Me Ardavan Amir-Aslani, a rejeté "en bloc" les accusations dont son client fait l'objet. Dans un communiqué diffusé vendredi, ce dernier dit se réjouir "que ce procès puisse enfin avoir lieu et que toute la vérité soit faite sur cette affaire", rappelant que son client a toujours clamé son innocence. L'avocat indique par ailleurs qu'il demandera réparations pour Faouzi Lamdaoui, victime selon lui "d'allégations graves qui portent atteinte à son honneur". Me Ardavan Amir-Aslani, comme l'Elysée, avaient indiqué en décembre dernier que sa démission visait uniquement à lui "donner les moyens de se défendre". Proche de François Hollande durant de nombreuses années, chef de cabinet durant sa campagne électorale de 2012, Faouzi Lamdaoui occupait à l'Elysée la fonction de conseiller "égalité et diversité". Son départ précipité de la présidence est intervenu dix jours seulement après la démission d'un autre proche du chef de l'Etat, le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Kader Arif, portant un coup à la "République exemplaire" promise par le chef de l'Etat. Kader Arif avait dû lui aussi quitter le gouvernement après avoir été cité dans une affaire judiciaire, une enquête préliminaire portant sur des passations suspectes de marchés publics. La démission de Faouzi Lamdaoui était par ailleurs intervenue sept mois après celle du conseiller politique de François Hollande, Aquilino Morelle, alors soupçonné de prise illégale d'intérêts. En mars dernier, Aquilino Morelle a annoncé avoir été blanchi par la justice. Le procès de Faouzi Lamdaoui est prévu jusqu'à mardi, et le jugement devrait être mis en délibéré. Il encourt jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende. (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • M7361806 le lundi 5 oct 2015 à 17:17

    J'espère qu'il ne sera pas décapité