"Fantasme incestueux" et "pulsion de mort" : les Le Pen sur le divan

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Marine Le Pen et son père lors du congrès du Front national en novembre 2014.
Marine Le Pen et son père lors du congrès du Front national en novembre 2014.

S'il s'agit d'un "suicide politique", comme le dit Marine Le Pen, le suicide a tous les airs d'un assassinat. Jamais Jean-Marie Le Pen n'avait attaqué avec tant de violence les choix de sa fille à la tête du Front national. Il a choisi pour cela un journal antisémite et pétainiste, Rivarol, qui voue à Marine Le Pen une haine ancienne, et féroce. Le psychanalyste Jean-Pierre Winter, observateur passionné de la vie publique et auteur, parmi d'autres ouvrages, des Hommes politiques sur le divan (Calmann-Lévy, 1995), propose son analyse de la situation. Le Point.fr : Le conflit qui oppose Jean-Marie et Marine Le Pen a atteint un degré sans précédent. Quelle lecture en faites-vous, au-delà de ses enjeux politiques ? Jean-Pierre Winter : Ces enjeux sont essentiels et participent évidemment de la complexité de la situation. Lors des précédentes sorties antisémites de son père, Marine Le Pen parlait de "maladresses politiques". Ce qui revenait à dire que les propos étaient inopportuns, les mots mal choisis : on restait très éloigné d'une condamnation morale. Aujourd'hui, elle change de discours, en effet, mais cela se fait sur ce même fond d'ambiguïté, d'équivoque. Elle n'hésite pas à excommunier ceux qui dérapent ou qui, du moins, se font "prendre" à déraper, mais elle reste la présidente d'un parti d'extrême droite qui n'a pas été "épuré" et ne mène pas elle-même le travail qui consisterait à...

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  • frk987 le jeudi 9 avr 2015 à 17:30

    Bigre, le Point devient vraiment bon sur ce sujet, un deuxième article qui mérite des félicitations après celui de hier sur les fondements de l'ED.