Famalicao, tribune football club

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Ce pourrait bien être le prochain club à la mode, à moins qu'il ne s'agisse d'une simple hype. Famalicao, en passe d'accéder à la deuxième division portugaise, fait parler de lui depuis plusieurs mois grâce à son projet et ses supporters, capables de remplir un stade de D3 dans un pays où un match médiocre de Liga peut aller en dessous du millier de spectateurs. Portrait d'une anomalie du football portugais.

Si le Portugal est une terre de football, le Nord-Ouest du pays est l'un de ses plus précieux sanctuaires. Porto, Guimarães, Braga, Vila do Conde (Rio Ave) et Barcelos (Gil Vicente), entre autres, sont autant de villes qui font honneur à cette partie du territoire lusitanien. Bientôt, il faudra sans doute compter avec un nouveau venu (pas si nouveau d'ailleurs) : Famalicao. Leader du championnat de promotion du Nord, dont le vainqueur accède à la deuxième division portugaise, ce petit club historique de la région de Braga est au football ce que Vila Nova de Famalicao (sa ville) est au pays : une anomalie, dans le bon sens du terme. La ville et ses 134 000 habitants en sont d'ailleurs très fiers. Il faut dire que les Famalicenses ont de quoi bomber le torse. Troisième exportateur national, référence dans le domaine du textile et la fabrication de machines en tous genres – dont les fameux appareils photos Leica -, la ville peut également se targuer d'avoir un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale et surtout plus de trois fois inférieur à la catastrophique moyenne du Nord (qui culminait à 42% en 2013). Bref, Famalicao va bien et ça se voit dans les gradins. Le Campo dos Bargos et ses 8000 places affichent souvent complet et l'ambiance est garantie par les ultras du coin : les Fama Boys 1990. Voir une équipe évoluer dans un championnat semi-professionnel avec un public aussi actif et assidu est une bénédiction pour le football national qui pâtit d'un dégorgement massif de ses tribunes depuis une dizaine d'années (en 2015, un Setúbal-Boavista pèse à peine 1000 spectateurs). "Les Famalicenses ont soif de beau football, ce sont des connaisseurs. Ils n'hésitent pas à faire des sacrifices pour aller voir un bon match de football", explique José Pina Ferreira, président de "cette grande institution" depuis février 2014.
Un train affrété pour aller chez le Sporting
Cette passion a poussé plusieurs centaines de supporters à faire le déplacement chez le voisin et rival de Varzim et remplir son stade (avec l'aide des ultras locaux) en mars dernier. Mais surtout, elle a donné lieu à une folie en quarts de finale de Coupe du Portugal qui opposait le Sporting à Famalicao. 48 heures après l'ouverture de la vente de billets pour le match, les quelque 1100 places réservées aux visiteurs avaient déjà été toutes vendues. "Le match se jouait un mercredi soir à…


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