Fallait-il donner la parole à Assad dans Le Figaro ?

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L'éditorial d'Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro .

Bachar el-Assad n'est pas un dictateur ordinaire: c'est un tyran implacable qui a délibérément choisi de réprimer dans le sang - par des moyens abominables - la révolte de son peuple. Dans cette région du monde, pourtant habituée au pire, sa froide cruauté est un motif d'unanime indignation. Il est aussi le meilleur allié de l'Iran et du Hezbollah et, à ce titre, une pièce essentielle de l'axe radical qui met en péril l'équilibre du Proche-Orient. Pour lui, enfin, il nous le dit sans fard, la France se conduit «en ennemi»...

Pour toutes ces bonnes raisons, devions-nous renoncer à lui ouvrir les colonnes du Figaro? Parce que ses propos sont menaçants, et glaçants ses silences, fallait-il refuser de publier l'interview recueillie par notre envoyé spécial Georges Malbrunot? Non, évidemment non! Donner la parole ne signifie pas approuver, ni cautionner. C'est apporter à nos lecte...

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