Falcao, l'anti-champion

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Falcao, l'anti-champion
Falcao, l'anti-champion

Depuis cinq ans, Radamel Falcao s'était fait une spécialité de quitter un club qualifié pour la Ligue des champions, Porto puis l'Atlético Madrid, pour évoluer dans une équipe qui n'y était pas engagée. Cette saison, il a voulu mettre fin à sa mauvaise habitude, sauf que José Mourinho ne l'a jamais aligné en C1. Et semble déjà vouloir le dégager de Stamford Bridge.

À la toute fin du marché d'été 2014, la blague était un exutoire, un moyen de faire passer la pilule : si Radamel Falcao s'empressait de quitter l'AS Monaco en prêt pour Manchester United, c'était avant tout pour s'éviter de disputer la Ligue des champions. Une compétition que le Tigre semble alors éviter comme la peste, lui qui ne l'a disputé qu'une fois, en 2009-2010, sous les couleurs du FC Porto. Extraordinaire la saison suivante en Ligue Europa - les Dragons remportent la coupe, Falcao claque 17 pions, record qui tient toujours -, on se dit que le Colombien va affoler les compteurs en C1 tôt ou tard. À Porto ou ailleurs. Mais le buteur choisit l'Atlético Madrid, seulement engagé en C3, mais apte à claquer les 40 millions demandés par Pinto da Costa à l'été 2011. Un choix qui se défend, surtout avec douze nouveaux buts - dont un doublé en finale contre l'Athletic Bilbao - et une seconde victoire personnelle dans la " petite " Coupe d'Europe en mai 2012. Ce qui devient moins compréhensible, c'est lorsque le Tigre quitte des Matelassiers enfin qualifiés en Ligue des champions à l'été 2014, pour une AS Monaco promue en Ligue 1. En réalité, la raison est simple : le club de la Principauté a claqué 60 millions, offert un salaire d'émir et promis la lune à Radamel.

Même pas sur les feuilles de matchs européens avec Chelsea


Deux ans après son arrivée en Principauté, Falcao n'est plus le même : il s'est fait les croisés en janvier 2014 à Chasselay, a vécu un prêt raté à Manchester United, s'est coupé les cheveux, et vit désormais un nouveau calvaire avec Chelsea. Ce qui n'a pas changé, c'est son salaire astronomique - proche du million d'euros mensuel - qui en fait un boulet de luxe autant pour les Blues qui aimeraient le lourder en janvier, que pour l'ASM qui se demande où le caser alors qu'il est sous contrat jusqu'en 2018. Et pour le Colombien, pour une fois dans un club engagé en Ligue des champions, la spirale négative est tenace : un seul but en 348 minutes depuis son arrivée à Stamford Bridge, et une absence sur blessure depuis une apparition comme figurant face à Liverpool le 31 octobre. Et ce qui aurait pu être son lot de consolation se refuse à lui : en Ligue des champions, José Mourinho ne l'a pas aligné une seule minute. Le Portugais n'ayant jamais eu l'intention de blesser psychologiquement le Colombien, il ne l'a…


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