Failles dans la protection de François Hollande : des fonctionnaires témoignent

le , mis à jour à 17:01
4
Failles dans la protection de François Hollande : des fonctionnaires témoignent
Failles dans la protection de François Hollande : des fonctionnaires témoignent

«La sécurité du président n’est pas assurée.» Cette phrase est celle d'un membre du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République), cité par «le Monde» ce mardi. Que trois de ces fonctionnaires particulièrement respectueux du secret s'expriment et dans des termes similaires témoigne d'une situation sérieuse.

Cette sortie fait suite à un incident survenu en avril à l'Elysée. Un membre du GSPR avait involontairement tiré un coup de feu à l'intérieur de la résidence présidentielle. Une balle s'était logée dans un mur. François Hollande était absent au moment des faits.

Cet incident a servi de libérateur à la parole des fonctionnaires du GSPR. «C’est un policier qui tire partout, dans les murs ou dans le sol, mais jamais dans la cible», déplore l'un d'entre eux. Au-delà du sentiment de «honte» et du fait que «l’incident a été minimisé et même camouflé», un autre estime qu'«on ne peut pas faire correctement notre travail» et qu'il y a «beaucoup d’incohérences sécuritaires et de failles qu’on pourrait éviter».

Prises de risques et soucis de recrutement

Les fonctionnaires qui s'expriment mettent en avant plusieurs facteurs qui posent problème. D'abord le recrutement, avec par exemple un spécialiste de... la lutte contre le hooliganisme, dont la protection rapprochée n'est pas le métier d'origine, une personne portée sur la boisson ou une autre, fragile, et qui parfois «craque». Mais les fonctionnaires dénoncent aussi des prises de risques avec un déminage du véhicule présidentiel qui n'est pas systématique, des chauffeurs qui n'ont pas l'habilitation pour la conduite rapide (pourtant nécessaire en cas d'attaque du convoi présidentiel), un allègement du dispositif mis en place après les attentats de janvier ou encore un défaut d'entraînement physique et au tir des membres du GSPR. «Si demain, il y a un coup de feu dans la rue, on ne sera pas capable d’avoir la bonne ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • JOG58 le mardi 26 mai 2015 à 21:09

    ah bon il faut le protéger , il nous coute cher l'animal.

  • frk987 le mardi 26 mai 2015 à 18:38

    Franchement ce serait rendre un immense service à la France que de laisser faire les choses, deux ans de gagnés seraient bon à prendre.

  • M2766070 le mardi 26 mai 2015 à 18:11

    z ont peur qu'il soit blesser d un éclat de rire ? il fait même plus rire ...

  • M7097610 le mardi 26 mai 2015 à 17:20

    encore des fonctionnaires qui sortent le parapluie ! Bien sûr que la sécurité totale n'existe pas. Que ce fonctionnaires évitent déjà de perdre des balles de 9mm dans les murs des toilettes !!!