Faible participation au second tour des législatives au Mali

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FAIBLE PARTICIPATION AU SECOND TOUR DES LÉGISLATIVES AU MALI
FAIBLE PARTICIPATION AU SECOND TOUR DES LÉGISLATIVES AU MALI

BAMAKO (Reuters) - Le second tour des élections législatives censées parachever la transition démocratique après le coup d'Etat de mars 2012 et l'occupation du Nord par les islamistes s'est déroulé dimanche dans le calme au Mali, où la participation a cependant été faible.

Le premier tour, le 24 novembre, avait été entaché par de nombreux abus, y compris des vols d'urnes, sans toutefois, de l'avis des observateurs, que cela fausse les résultats.

Dimanche, aucun incident n'a été signalé mais les Maliens ne se sont apparemment pas précipités dans les bureaux de vote. Au premier tour, ce taux était d'à peine 38,5% des inscrits, contre le niveau record de 49% enregistré au premier tour du scrutin présidentiel de juillet.

"Je viens faire le tour des bureaux de vote et je reconnais que la situation m'inquiète", a déclaré Aliou Dao, qui a voté à Bamako. "Que s'est-il passé pour que les Maliens renoncent à voter?"

Louis Michel, chef de la mission d'observation de l'Union européenne, est quant à lui satisfait.

"D'après mes observations, c'est dans les normes, tout va bien", a-t-il déclaré à la télévision publique. "Naturellement, c'est bien lorsque la participation est élevée mais l'important est que les électeurs soient en mesure de voter".

Le Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti du président Boubacar Keïta, devrait l'emporter malgré des grincements de dent dans le sud en raison les ouvertures du chef de l'Etat en direction des Touaregs.

Samedi, un kamikaze a tué deux militaires sénégalais de la Minusma qui gardaient la succursale d'une banque à Kidal, fief traditionnel des anciens rebelles touaregs du MNLA dans le nord désertique. Kidal ne votait pas dimanche, tous les élus de cette ville ayant été désignés au premier tour.

La France, qui est intervenue militairement en janvier pour chasser les islamistes de la moitié nord du Mali, compte toujours plus de 2.000 soldats déployés au Mali.

Tiémoko Diallo et Adama Diarra; Jean-Loup Fiévet pour le service français

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  • dgui2 le dimanche 15 déc 2013 à 23:46

    Visiblement, ces élections ne vont résoudre aucun des problèmes du Mali. Et globalement, les résultats de l'intervention au Mali ne seront pas à la hauteur de ce qui était attendu. Mais de là, à l'admettre.... Qu'en pense le grand chef Hollande (celui qui tire plus vite que son ombre) ?