Faible participation au référendum au Congo

le , mis à jour à 22:18
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(actualisé avec fin des opérations de vote) par Philon Bondenga BRAZZAVILLE, 25 octobre (Reuters) - Le taux de participation a été faible dimanche au référendum qui s'est tenu au Congo sur une modification de la constitution visant à permettre au président Denis Sassou Nguesso, 71 ans, de solliciter un troisième mandat consécutif lors du scrutin de l'an prochain. Un appel au boycott des opérations de vote et un matériel électoral insuffisant ont dissuadé de nombreux électeurs de se rendre aux urnes. Dans certains bureaux de vote, les seuls électeurs étaient des membres des forces de sécurité. Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18h00 (17h00 GMT) et les opérations de dépouillement ont commencé. "Le peuple est le seul à pouvoir décider", a déclaré Denis Sassou Nguesso au moment de voter dans la capitale, Brazzaville. "Cela aurait été mieux si l'opposition n'avait pas demandé à ses partisans de ne pas voter. Mais ce sont aussi des Congolais et il faut aussi compter avec eux." A 71 ans, Denis Sassou Nguesso, qui, depuis 1979, est resté tout le temps au pouvoir à l'exception de cinq années, ne peut, en vertu de la Constitution, briguer un nouveau mandat. Il a remporté les élections présidentielles de 2002 et 2009, et, selon la constitution en vigueur, il ne peut à nouveau se présenter l'an prochain, à la fois en raison de son âge et du nombre de mandats. La Constitution congolaise de 2002 limite à deux le nombre de mandats présidentiels et exclut les candidats de plus de 70 ans. Denis Sassou Nguesso est le dernier président en date à tenter de faire modifier la législation pour rester au pouvoir. Ces tentatives ont provoqué des violences. L'opposition a rassemblé des milliers de manifestants en septembre dernier pour protester contre ce projet de maintien au pouvoir. La semaine dernière, quatre personnes sont mortes au Congo quand les forces de sécurité ont fait feu sur les manifestants. Au Burkina Faso, le président Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir par un soulèvement populaire en octobre 2014 après 27 ans passés au pouvoir tandis qu'au Burundi, le président Pierre Nkurunziza a réussi à remporter un troisième mandant en juillet dernier malgré la colère de la population. Le Rwanda et la République démocratique que Congo (RDC), souhaitent également faire modifier leur constitution. Mercredi, le président français, François Hollande, a demandé de "respecter" les résultats du référendum tout en appelant à l'apaisement dans le pays en proie à des violences. ID:nL8N12L57J (Nicolas Delame, Danielle Rouquié et Eric Faye pour le service français)

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