Faible mobilisation lycéenne contre les expulsions

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UNE VINGTAINE DE LYCÉES BLOQUÉS À PARIS
UNE VINGTAINE DE LYCÉES BLOQUÉS À PARIS

PARIS (Reuters) - Une centaine de lycées, dont une trentaine en Ile-de-France, sont perturbés mardi par des protestations contre les expulsions de jeunes étrangers qui étudient en France, selon l'Union nationale lycéenne (UNL).

Le rectorat de Paris a comptabilisé une vingtaine d'établissements bloqués ou perturbés dans la capitale, dont le lycée Camille-Jenatzy où étudiait le jeune Khatchick Kachatryan, expulsé vers l'Arménie le mois dernier.

Plusieurs centaines de lycéens -contre 100 à 200 la veille- ont commencé à manifester vers midi place de la République, à Paris, à l'appel des organisations lycéennes -l'UNL et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) -, ainsi que le syndicat étudiant Unef.

"Non aux expulsions, oui à l'éducation", scandaient les manifestants.

Des responsables lycéens ont estimé que la mobilisation, extrêmement faible lundi, allait monter en puissance.

Mais en province, la mobilisation était très faible mardi en fin de matinée, notamment à Bordeaux, Marseille, Strasbourg ou Nancy, où aucun lycée n'était bloqué. Des manifestations sont prévues dans ces villes dans l'après-midi.

Mais Ivan de Menthon, président de l'UNL, estime que la mobilisation est un succès.

"Les lycéens ont répondu à l'appel, il y a plus de 100 lycées mobilisés dans tout le territoire. On a entendu que ça ne reprendrait pas après les vacances, mais la preuve est là, les lycéens se mobilisent", a-t-il déclaré.

"Après Leonarda et Khatchick, ils ne veulent plus que cela arrive et ils veulent que le gouvernement légifère pour protéger tous les jeunes à partir du moment où ils sont scolarisés", a-t-il ajouté.

Des milliers de lycéens avaient déjà manifesté mi-octobre pour protester contre l'expulsion de la collégienne Rom d'origine kosovare Leonarda Dibrani, âgée de 15 ans, ainsi que du lycéen arménien de 19 ans, Khatchik Kachatryan.

Après ces rassemblements et la polémique suscitée par l'expulsion de la jeune fille, François Hollande lui avait proposé de venir, seule, étudier en France tout en confirmant la légalité de la procédure d'éloignement de sa famille, ce que Leonarda a refusé.

Le rectorat de Paris a indiqué qu'il n'envisageait pas de consignes particulières pour le moment.

Marion Douet et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • raich2 le mardi 5 nov 2013 à 15:10

    Ils finiront bien par se calmer, quand leurs couches déborderont de m...., ils rentreront gentiment au bercail en expliquant que leurs actions était fondées et non "manipulées". Pauvre jeunesse.

  • M3365316 le mardi 5 nov 2013 à 14:50

    ici ; c est bien jamais manipulé par les gochos, uniquement extreme droite, c est cool comme BF.N

  • M1765517 le mardi 5 nov 2013 à 14:33

    le règlement intérieur du lycée autorise t il la grève pendant les heures de cours ?

  • lorant21 le mardi 5 nov 2013 à 14:21

    CRS S S, étudiants diants diants.. ahhh de mon temps, c'était plus sérieux: loi Débré (bré bré) en 72, loi Fontanet (net net) en 73 (si ma mémoire est bonne).

  • janaliz le mardi 5 nov 2013 à 13:59

    M169421 : +1 ! En extrapolant, ils défendent leurs droits futurs aux minima sociaux... En fait ils sont inquiets de leur disparition possible, voire potentielle.

  • M8721653 le mardi 5 nov 2013 à 13:54

    Manipulès par les g-auchos et les é-colos ces gamins. Ils sont une proie facile

  • M3365316 le mardi 5 nov 2013 à 13:49

    m169 ; t as continué bien après au troquet et voila ce qu tu es devenu

  • M169421 le mardi 5 nov 2013 à 13:37

    Je me souviens de ma jeunesse. Tout était bon pour manifester et cela permettait d'aller boire un coup. Dans ma bourgade, 1000 au départ et 10 à l'arrivée, tout le monde dans les troquets au fil du parcours. Ca n'a pas changé, mais les jeunes pendant les congés ont eu le discours de papa et maman pour leur expliquer leur avenir par ce type de manifestation. Et il y en a moins du coup! lolUne grande lucidité! car si une gamine doit dicter, bien que ce fut limite, ce qu'il fallait faire!

  • M1693744 le mardi 5 nov 2013 à 13:13

    Des poubelles entravent l’entrée du lycée Turgot, dans le centre de Paris. Sous la pluie, environ 80 élèves brandissent des pancartes proclamant «Turgot en colère» et «solidarité», et scandent «non aux expulsions» ou «On veut quoi? le changement maintenant», allusion au slogan de campagne de François Hollandeclairement une poignée de gam uns gau chos qui bloquent un lycée. 80 sur 1000 ? pas très représentatif

  • Angel159 le mardi 5 nov 2013 à 12:43

    qui sont ces lycéen qui manifeste? PAYE T'il des impots ou sont les parents?leurs place n'est pas plutot dans les lyces que dans la rue