Facebook veut lever l'anonymat sur les propos «haineux et offensants»

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Facebook veut lever l'anonymat sur les propos «haineux et offensants»
Facebook veut lever l'anonymat sur les propos «haineux et offensants»

Désormais, pour publier des propos «haineux et offensants» sur Facebook, il faudra l'assumer en acceptant la levée de son anonymat. C'est la promesse faite ce mercredi par le réseau social. «Les pages sur Facebook peuvent être anonymes et c'est vraiment important. Des gens commencent des révolutions ainsi», a déclaré sans ambage mercredi la directrice d'exploitation du groupe, Sheryl Sandberg, lors d'une conférence en Californie. Mais, a-t-elle tout de suite ajouté, concernant «l'humour très cru visant les femmes ou tout autre groupe, nous ne laisserons plus de telles pages être anonymes».

Ce changement de politique arrive une semaine après le lancement d'une campagne par le groupe Women, Action & The Media, qui estime que le réseau social «permet depuis longtemps des contenus approuvant la violence à l'encontre des femmes». «Nos systèmes d'identification et de suppression des discours de haine ont échoué à fonctionner aussi efficacement que nous le voudrions, notamment à propos d'affaires de haine contre les femmes», avait reconnu la veille Marne Levine, la vice-présidente chargée de la politique publique du réseau, dans un communiqué. «Dans certains cas, le contenu n'est pas supprimé aussi rapidement que nous le voudrions. Dans d'autres cas, des contenus sont évalués à partir de critères dépassés (...) Nous devons faire mieux --et nous le ferons», avait-elle ajouté.

Une décision saluée par le groupe Women, Action & The Media.

«Assumez votre sexisme, mettez votre nom»

«Il y a certaines publications qui sont encore sur le site, parce qu'il ne s'agit pas de publications haineuses ou incitant à la violence. Ce sont juste des pages dégoûtantes, déplacées ou horribles que nous ne soutenons pas», s'est encore défendue Sheryl Sandberg. «Nous les examinons toutes et expliquons à leurs auteurs que s'ils veulent qu'elles restent sur Facebook, il faut qu'ils mettent leur nom dessus», a-t-elle...

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