Facebook soupçonné d'abus de position dominante en Allemagne

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 (Actualisé avec précisions, citation, commentaire de Facebook, 
contexte) 
    FRANCFORT, 2 mars (Reuters) - L'autorité de la concurrence 
allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête visant 
Facebook  FB.O , qu'elle soupçonne d'abus de position dominante 
et d'infraction aux lois protégeant les données personnelles. 
    L'Office fédéral des cartels précise que les conditions 
d'utilisation du réseau social américain concernant l'usage des 
données de ses utilisateurs pourraient constituer un abus de 
position dominante. 
    "Pour des services internet financés par la publicité comme 
Facebook, les données des utilisateurs sont de la plus haute 
importance. Pour cette raison, il est essentiel d'étudier aussi, 
du point de vue de l'abus éventuel de position dominante, si les 
consommateurs sont suffisamment informés de la nature et de la 
quantité de données collectées", a expliqué son président, 
Andreas Mundt, dans un communiqué.  
    Facebook, qui revendique environ 1,6 milliard d'utilisateurs 
mensuels dans le monde, réalise l'essentiel de son chiffre 
d'affaires (près de 18 milliards de dollars, soit 16,6 milliards 
d'euros, en 2015) en vendant de la publicité ciblée, grâce aux 
données qu'il collecte sur ses utilisateurs, leurs "amis", leurs 
opinions et les activités évoquées dans leurs publications.  
    Il est vivement critiqué en Allemagne, un pays 
particulièrement attaché au respect de la vie privée, pour ses 
pratiques en la matière. 
    Le co-fondateur et directeur général du groupe, Mark 
Zuckerberg, était la semaine dernière à Berlin, où il a 
rencontré la chancelière Angela Merkel, mais il ne s'est pas 
exprimé directement sur le sujet lors de ses interventions 
publiques.  
    Un porte-parole de Facebook a déclaré mercredi: "Nous sommes 
certains de respecter la loi et nous sommes impatients de 
coopérer avec l'Office fédéral des cartels pour répondre à ses 
questions".  
    L'Allemagne est loin d'être le seul pays dans lequel 
Facebook est exposé à des sanctions en raison de ses pratiques 
en matière de concurrence et de respect de la vie privée de ses 
utilisateurs.  
    En France, la Commission nationale de l'informatique et des 
libertés (Cnil) l'a mis en demeure le mois dernier de cesser de 
suivre les internautes ayant visité ses pages mais non 
enregistrés, emboîtant le pas à son homologue belge. 
    
     
 
 (Georgina Prodhan et Harro ten Wolde; Marc Angrand pour le 
service français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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