«Facebook ne crée pas la flamme»

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En Égypte comme en Tunisie, les observateurs soulignent la place importante des réseaux sociaux sur Internet dans la contestation des pouvoirs en place. Catherine Lacour-Astol, docteure en histoire contemporaine, analyse pour le Figaro.fr leur rôle à la lumière de l'Histoire

LEFIGARO.FR. - Analysant le rôle des réseaux sociaux dans les événements en Égypte et en Tunisie, certains n'hésitent pas à parler d'une «révolution Facebook». N'est-ce pas tourner un peu vite le dos à l'Histoire que de dire cela ?

Catherine LACOUR-ASTOL. - De toute évidence, il y a eu des mobilisations et des révolutions avant la naissance de Facebook et Twitter ! On ne peut donc pas dire que les réseaux sociaux actuels sont à l'origine de la mobilisation. Ils en sont l'un des vecteurs.

Si l'on compare ce qui se passe en Égypte ou en Tunisie sur Facebook avec des phénomènes pré-Internet, comme celui de la Résistance en France pendant la Seconde Guerre mondiale, une similitude s'impose : le processus de mobilisation suppose la création d'une société contestataire. Sous l'Occupation, les pionniers de la Résistance s'engageaient à partir des cercles de sociabilité traditionnels : amis, famille, milieu professionnel, associatif, militant... Pour évoquer cette diff

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