Facebook lance son processus d'introduction en Bourse

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FACEBOOK LANCE SON PROCESSUS D'IPO
FACEBOOK LANCE SON PROCESSUS D'IPO

par Alexei Oreskovic et Sarah McBride

SAN FRANCISCO (Reuters) - Facebook a fait mercredi un premier pas vers ce qui sera sans nul doute l'introduction en Bourse la plus attendue de l'année, une opération susceptible de faire de Mark Zuckerberg, fondateur du premier site communautaire mondial, la sixième plus grosse fortune personnelle de la planète.

L'entreprise, créée en février 2004 dans une résidence universitaire de Harvard par Mark Zuckerberg, a soumis aux autorités boursières américaines un projet de mise sur le marché qui permettrait de lever cinq milliards de dollars (3,8 milliards d'euros).

L'opération, qui s'annonce comme la plus importante opération de ce type pour une entreprise développée dans la Silicon Valley, devrait intervenir vers le milieu de l'année. Elle pourrait valoriser Facebook à quelque 100 milliards de dollars.

Dans les documents transmis à la Securities & Exchange Commission (SEC), Facebook dit compter 845 millions d'utilisateurs actifs.

Le groupe ajoute avoir enregistré en 2011 un chiffre d'affaires de 3,71 milliards de dollars -tiré à 85% de revenus publicitaires- et dégagé un bénéfice net d'un milliard, soit une hausse de 65% par rapport à 2010.

Facebook a sélectionné Morgan Stanley, Goldman Sachs, JPMorgan comme chefs de file de l'opération. Les autres "teneurs de livre" sont Bank of America Merrill Lynch, Barclays Capital et Allen & Co.

Dans les documents soumis à la SEC, il est précisé que le salaire de base de Mark Zuckerberg est de 500.000 dollars, somme qui sera ramenée à un dollar à partir du 1er janvier 2013, le bonus du fondateur de Facebook étant ressorti à 220.500 dollars au titre du premier semestre 2011.

ZUCKERBERG COMPARE FACEBOOK À LA PRESSE ET À LA TV

"Nous évoquons souvent des inventions telles que la presse écrite et la télévision. Aujourd'hui, notre société a atteint un nouveau tournant", écrit Mark Zuckerberg dans une lettre accompagnant les documents.

"Il y a un énorme besoin et une énorme opportunité de faire en sorte que tout le monde soit connecté, de donner à tout le monde une voix et de contribuer ainsi à la transformation de la société. L'ampleur des technologies et des infrastructures qui doivent être construites est sans précédent", ajoute-t-il.

Le total des titres Facebook détenu par Mark Zuckerberg -1,11 milliard- valent quelque 33 milliards de dollars, sur la base de la valeur par action de 29,76 dollars par action assignée par l'entreprise à ses titres le 31 décembre 2011.

Outre Mark Zuckerberg, qui détient 56,9% des droits de vote de la société, le capital avant introduction en Bourse de Facebook est essentiellement réparti entre Greylock Partners, Meritech Capital Partners et DigitalSky Technologies et les entrepreneurs Reid Hoffman, Mark Pincus et Sean Parker.

Le groupe a précisé qu'il employait à temps plein 3.200 salariés à fin 2011, total qui représente une hausse de 50% par rapport à 2010.

Facebook ajoute que son chiffre d'affaires pourrait "subir un impact négatif" de l'utilisation croissance de ses services sur des terminaux mobiles, à moins que le groupe ne commence à faire tourner des publicités sur ces applications.

Certains pensent que Facebook pourrait lever bien plus que les cinq milliards de dollars projetés dans les documents envoyés à la SEC, ce qui creuserait encore l'écart entre l'introduction en Bourse du site communautaire et celle d'autres sociétés liées à internet qui ont fait leurs débuts boursiers au cours des dernières années.

Le concepteur de jeux en ligne Zynga, qui a contribué à hauteur de 12% du chiffre d'affaires de Facebook en 2011, a ainsi levé un milliard de dollars à la fin de l'année dernière.

Lors de son entrée en Bourse en mai 2011, le réseau social dédié aux professionnels LinkedIn, a levé 350 millions de dollars de titres via une mise en Bourse le valorisant à 8,9 milliards de dollars.

En 2004, le géant d'internet Google avait vendu pour près de deux milliards de dollars de titres lors de son introduction en Bourse.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Henri-Pierre André

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  • M1052380 le jeudi 2 fév 2012 à 08:53

    Cela rappelle furieusement la bulle des dot com. Toutes ces compagnies fondées sur du vent risquent de n'être que cela le moment venu. Mais il semble que les investisseurs n'apprennent jamais.