Facebook défend sa position face aux critiques israéliennes

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    JERUSALEM, 3 juillet (Reuters) - Facebook  FB.O  s'emploie à 
retirer les contenus abusifs de ses pages, a déclaré dimanche le 
réseau social en réponse aux critiques d'Israël sur le manque de 
coopération de la société américaine face aux messages 
d'incitation à la violence.  
    Confronté depuis dix mois à une vague d'agressions 
palestiniennes, le gouvernement de Benjamin Netanyahu accuse 
Facebook d'entretenir le climat de violence et prépare un projet 
de loi qui lui permettrait d'ordonner aux réseaux sociaux de 
retirer les contenus jugés menaçants pour la sécurité d'Israël. 
    Accentuant la pression sur le groupe, le ministre israélien 
de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, a accusé samedi Facebook 
de "saboter" le travail de la police en ne coopérant pas aux 
enquêtes sur des suspects potentiels en Cisjordanie occupée et 
en "fixant des critères très élevés pour retirer les contenus et 
messages incitant à la violence".   
    Sans répondre directement à ces accusations, Facebook a 
déclaré dimanche dans un communiqué qu'il consultait étroitement 
les autorités israéliennes.  
    "Nous travaillons régulièrement avec les organismes de 
sécurité et les décideurs politiques à travers le monde, y 
compris en Israël, pour nous assurer que les utilisateurs 
connaissent la manière de faire un usage sûr de Facebook. Il n'y 
a pas de place pour les contenus qui prônent la violence, les 
menaces directes, les discours terroristes ou de haine sur notre 
plate-forme", a souligné le réseau social.  
    "Nous avons un ensemble de normes destinées à aider les 
utilisateurs à comprendre ce qui est autorisé sur Facebook, et 
nous les invitons à envoyer des signalements lorsqu'ils repèrent 
des contenus dont ils estiment qu'ils violent ces normes, afin 
que nous puissions examiner chaque cas et réagir rapidement." 
    Gilad Erdan, qui a invité les Israéliens à "submerger" le 
fondateur de Facebook Mark Zuckerberg de messages pour l'inciter 
à changer de politique, développe quant à lui ses critiques 
dimanche dans une interview au quotidien Yedioth Ahronoth. 
    Sur 74 "messages particulièrement incitants et extrémistes" 
qu'Israël a portés à l'attention de Facebook, 24 ont été 
retirés, dit-il.  
    "Le gros problème est en Judée-Samarie, car Facebook ne 
reconnaît pas le contrôle d'Israël là-bas et n'est pas disposé à 
fournir des informations", ajoute le ministre en employant le 
terme biblique utilisé par Israël pour désigner la Cisjordanie, 
occupée depuis 1967 et où les Palestiniens, avec le soutien de 
la communauté internationale, cherchent à installer un Etat.  
 
 (Dan Williams; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 

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