Face au FBI, Apple reçoit le soutien de ses pairs

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    BOSTON/SAN FRANCISCO, 3 mars (Reuters) - Google (groupe 
Alphabet  GOOGL.O ), Facebook  FB.O , Microsoft  MSFT.O  et 
d'autres grands noms de la high tech aux Etats-Unis ont apporté 
jeudi leur soutien à Apple  AAPL.O  qui s'oppose à une 
injonction du FBI pour débloquer l'iPhone d'un des auteurs de la 
tuerie de San Bernardino en décembre dernier. 
    Cette rare démonstration d'unité autour d'Apple de la part 
de sociétés qui sont aussi ses concurrents en dit long sur 
l'opposition de la Silicon Valley à la volonté de la police 
fédérale de faire plier le fabricant de l'iPhone. 
    Apple estime que répondre à cette demande du FBI créerait un 
"dangereux précédent" et mettrait en danger la sécurité de ses 
clients. 
    Le conflit entre Apple et le gouvernement a éclaté au grand 
jour le mois dernier lorsque le FBI a obtenu de la justice 
qu'elle ordonne au constructeur de l'iPhone ce créer un nouveau 
logiciel pour aider les enquêteurs à décrypter le téléphone de 
Syed Rizwan Farook.    
    Le groupe de Cupertino a fait appel de cette décision, ce 
qui a conduit le département de la Justice à déposer un recours 
en vue de l'obliger à s'y plier.   
    Les concurrents du groupe californien ont adressé jeudi une 
lettre de soutien ("amicus curiae", dans le langage juridique 
américain) à Sheri Pym, la juge fédérale qui va se prononcer sur 
l'appel d'Apple. 
    Ils invoquent le fait que le "All Writs Act" de 1789 invoqué 
par les autorités pour contraindre Apple à coopérer ne peut pas 
être utilisé pour obliger les sociétés à développer de nouvelles 
technologies, un argument déjà avancé par la marque à la pomme. 
    Six proches des victimes de la fusillade de San Bernardino 
ont également écrit à la juge, mais cette fois pour soutenir le 
FBI face à Apple. 
    Ils estiment notamment que les arguments avancés par le 
constructeur de l'iPhone n'ont pas lieu d'être dans la mesure où 
les enquêteurs avaient un mandat valide et que "la protection de 
la vie privée ne s'applique pas à ceux qui veulent commettre un 
crime". 
    Les proches des victimes affirment par ailleurs qu'Apple 
"modifie régulièrement ses systèmes" pour satisfaire aux 
demandes du gouvernement chinois, sous-entendant qu'il ne 
devrait pas refuser de le faire quand c'est le gouvernement 
américain qui l'exige. 
     
 
 (Jim Finkle à Boston et Dustin Volz à San Francisco, Véronique 
Tison et Tangi Salaün pour le service français) 
 

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