Face à la menace «populiste», CFDT et CGT appellent à l'unité syndicale

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Face à la menace «populiste», CFDT et CGT appellent à l'unité syndicale
Face à la menace «populiste», CFDT et CGT appellent à l'unité syndicale

C'est une première depuis l'élection de François Hollande. Inquiets de la «gravité de la situation» du pays et de la menace «populiste», les dirigeants de la CFDT et de la CGT, Laurent Berger et Thierry Lepaon, ont appelé jeudi à un front syndical uni. La plus grande inconnue reste la présence de FO à cette intersyndicale.

En froid depuis quelques mois, Laurent Berger et Thierry Lepaon ont invité l'ensemble des syndicats (FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires et FSU) à se réunir le 25 novembre au siège de la CFDT «échanger sur les moyens de remédier» à la «gravité de la situation», dans un courrier commun révélé jeudi par «les Echos». D'ici là, tous deux défileront déjà côte à côte samedi à Lorient (Morbihan). Ils estiment que «la situation politique, économique et sociale que connaît le pays provoque des difficultés et une inquiétude grandissante chez les salariés». «La société en proie au désarroi peut se laisser entraîner par l'expression des pires populismes», s'inquiètent-ils. Par ailleurs, le Premier ministre reçoit les partenaires sociaux les 25 et 26 novembre pour engager la remise à plat de la fiscalité.

Contrer les Bonnets rouges

Cette réunion constituera une première pour les syndicats, divisés depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, entre un camp contestataire opposé aux réformes du marché de l'emploi et des retraites, constitué autour de la CGT, et un camp réformiste emmené par la CFDT. Les centrales ne se sont plus réunies en intersyndicale depuis l'importante contestation à la précédente réforme des retraites de 2010, où seule FO, qui fait traditionnellement cavalier seul, avait manqué à l'appel.

Les contacts s'étaient multipliés la semaine dernière entre les numéros un des grands syndicats pour contrer les mouvements anti-impôts, notamment celui des Bonnets rouges, qu'ils jugent «populistes». Ils avaient évoqué la possibilité d'initiatives nationales ...

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  • miez1804 le vendredi 22 nov 2013 à 09:58

    Ah les HAS Been, ça leurs chauffe au c.l!!

  • lompala le vendredi 22 nov 2013 à 09:35

    C'est désolant; ceux qui devraient représenter le peuple ont peur du peuple et défendent le système qui pressure les travailleurs !!

  • M8252219 le vendredi 22 nov 2013 à 07:53

    Ils se sont retirés dans leur bastion idéologique,oubliant la France pour leur seuls intérêts catégoriels.Ils ne représentent que quelques pour cent des français.Nuisible pour l'économie française:les ports maritimes, le fret SNCF et dernièrement la SNCM.Les français commencent à comprendre que seul leur pouvoir de nuisance les maintenait artificiellement en vie

  • M7403983 le vendredi 22 nov 2013 à 07:35

    Ces deux syndicats représentent une minorité des salariés dans ce pays, ils sont devenus inaudibles, enfermés dans leur certitudes de bonheur du + grand nombre , comme à la belle époque !! Eh oui quand c'est la chienlit, c'est pour tout le monde Messieurs !!