Face à la crise, les hôtels français cassent les prix

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Vue de l'extérieur de l'Hôtel Ibis Ledru-Rollin, à Paris, le 27 mai.
Vue de l'extérieur de l'Hôtel Ibis Ledru-Rollin, à Paris, le 27 mai.

Les tarifs pour novembre ont chuté de 15 % en un an, et de 17 % à Paris, selon Trivago.

Le week-end prochain, vous êtes tenté par un petit séjour à Paris ? N’hésitez plus. Les hôtels vous déroulent le tapis rouge. Au prestigieux Fouquet’s, la chambre peut être réservée sur Internet à 701 euros, 16 % de moins que le prix habituel. Au Saint-Louis Pigalle, la nuit revient à 104 euros, une ristourne de 32 %. Ailleurs, les tarifs sont parfois inférieurs de 35 %, 40 % voire 50 % à ceux affichés en principe en cette saison. Ou bien, pour le même prix, vous pourrez obtenir le petit-déjeuner ou un soin en spa inclus.

Faute de clients, les hôtels français se mettent à casser les prix. En moyenne, les réservations pour novembre s’effectuent à des tarifs en recul de 15 % par rapport à ceux du même mois de 2015, selon le comparateur d’hôtels Trivago. C’est la plus forte baisse enregistrée cette année. La diminution atteint même 17 % dans la capitale. « Et ce n’est pas fini, prédit le consultant Georges Panayotis, de MKG Group. Les prix restent souvent trop chers par rapport à la qualité offerte. »

Menace terroriste Banquier d’affaires mais aussi gérant de cinq trois-étoiles à Paris, Philippe Villin est aux premières loges : « Dans mes établissements, nous avons réduit les prix d’environ 20 %, témoigne-t-il. Le taux d’occupation a diminué d’environ 10 % dans le même temps. Le cumul est tragique. Comme nous avons surtout des frais fixes, le résultat d’exploitation a chuté des deux tiers. »

La pression sur les prix était jusqu’à présent bien plus mesurée. Depuis la vague d’a...

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