Face à l'UE, Royal précise l'idée de péage aux frontières

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FACE AUX MISES EN GARDE DE L'UE, SÉGOLÈNE ROYAL PRÉCISE L'IDÉE DE PÉAGE AUX FRONTIÈRES
FACE AUX MISES EN GARDE DE L'UE, SÉGOLÈNE ROYAL PRÉCISE L'IDÉE DE PÉAGE AUX FRONTIÈRES

PARIS (Reuters) - Un éventuel péage à la frontière pour remplacer en partie l'écotaxe sera acquitté par tous les camions, français compris, afin de ne pas se heurter au refus de la Commission européenne, a déclaré mardi la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal.

L'idée, avancée il y a une dizaine de jours, a été rejetée immédiatement par l'Union européenne qui a mis en garde la ministre contre toute "distorsion de concurrence" et a souligné qu'elle avait opposé une fin de non-recevoir à l'Allemagne sur un projet similaire.

Ségolène Royal était entendue par la commission d'enquête du Sénat sur les modalités de la mise en oeuvre de l'écotaxe, qui était censée s'appliquer aux camions de plus de 3,5 tonnes et financer les infrastructures de transports, mais qui a été suspendu après la contestation des "Bonnets rouges" bretons.

Interrogée sur les transporteurs visés par un éventuel péage à la frontière, elle cette fois pris soin de préciser qu'il ne viserait pas uniquement les camions étrangers, en principe au moins: "C'est les camions venus de l'étranger. Bien évidemment il y a des camions français qui passent la frontière, mais la plupart des camions qui passent la frontière sont étrangers."

Un tel système reposerait toutefois en priorité sur ces camions étrangers, de même, a-t-elle ajouté en reprenant une autre idée déjà formulée, que l'idée d'en contraindre une partie à emprunter les autoroutes et prélever une part du chiffre d'affaires ainsi réalisé.

Ségolène Royal assure que les opérateurs des autoroutes ne seraient pas pénalisés par une telle taxe puisque leurs actionnaires "sont les entreprises de travaux publics".

"Ce sont les mêmes qui vont bénéficier des travaux que nous ferons dans le cadre des contrats de plan Etat-régions, des routes, autoroutes ou tramways", a-t-elle dit.

Sur la question de l'écotaxe elle-même, elle a dit attendre la fin des travaux de la commission sénatoriale et de la mission d'information à l'Assemblée nationale, qui l'auditionne mercredi, pour lancer la conciliation avec Ecomouv', société qui était chargée de mettre en place les portiques sur les routes et collecter la taxe.

(Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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